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Re: Moonless Chronicles

le Ven 15 Juil - 17:02
Chapitre 4 : Cauchemar ou Réalité ? (Partie 2)

     Le capitaine Rougal Turkis Situm, arborant un sourire carnassier qui laissait entrevoir des dents aussi tranchantes que celles d’un Sharpedo, se tenait devant Massy Dissilight qui était littéralement paralysé par la peur et l’étonnement. Le jeune noble, affichant une mine déconfite, venait de remarquer que la créature sanguinaire qui se tenait devant lui portait l’emblème du royaume de Bang avec deux étoiles au-dessus, indiquant que l’ennemi était un haut gradé de la garde royale. Ce dernier, avant même que le jeune noble n’ait le réflexe de dégainer « Terra » le projeta dans le ciel d’un violent coup de griffe qui infligea trois profondes plaies au niveau de la poitrine du bretteur. Vif Argent ayant fini de se faire un garrot pour ne pas se vider trop vite de son sang se remit en position de combat, observant d’un œil aiguisé les mouvements de l’homme bête.




     Un homme aux cheveux sombres, tout de noir vêtu avançait dans la forêt d’un pas décidé. De son visage lugubre emplis de cicatrices perlaient étrangement quelques larmes. On aurait dît que d’une minute à l’autre, cet homme effrayant allait éclater en sanglots, ce qu’il fit lorsqu’il trébucha malencontreusement sur une racine.

-Non… Non… Pensa-t-il en frottant ses yeux châtains. Je me dois d’avancer vers l’avant… Je me dois d’empêcher que cela n’arrive… Pour tous ceux qui sont tombés… Pour tous ceux que j’ai abandonnés…Et pour elle… Je dois me relever…




     Situm, une fraction de seconde après son dernier coup, se tenait juste au dessus du jeune bretteur, dans les airs, pour lui porter le coup de grâce, mais il déchanta bien vite lorsqu’il s’aperçut que le vieil homme qu’il affrontait à la base avait anticipé ses mouvements et se tenait lui aussi dans les airs, prêt à porter un coup que le capitaine de la garde royale ne pourrait esquiver cette fois :

-Technique supérieure de l’école du vent du nord… PIQUÉ MORTEL D’ARTIKODIN ! S’écria le vieux bretteur.

     Un vent glacial mêlé au sang qui s’échappait des diverses blessures de Vif Argent se mit alors à tourbillonner autour de lui et en un instant il traversa le ciel étoilé, porté par le dit vent, en direction du Capitaine Situm. Au tout dernier moment, avant que l’épée du bretteur de légendes ne traverse son crâne, l’homme bête poussa un hurlement d’une puissance telle que les vagues sonores, seules, suffirent à repousser le bretteur de légendes et à le projeter plusieurs mètres en arrière. Massy, toujours un peu sonné, profita de la diversion que lui avait offert son grand-père pour dégainer « Terra » et Monorpale sous le regard noir que lui portait le capitaine dont les griffes, recouvertes de sang, s’allongèrent et se chargèrent d’une étrange énergie violette, prêt à porter le coup de grâce au jeune bretteur. C’était sans compter sur la fidèle Fiery qui projeta sur le capitaine les quelques plumes acérées qui avaient repoussées depuis son dernier combat. Ces dernières au nombre de seize, amplifiées par une violente bourrasque de vent de la femelle Coupessèk, n’eurent aucun mal à transpercer de part en part l’homme loup qui se tordit de douleur et porta un coup dans le vide puisque l’oiseau du désert avait réussit, entre temps, à rattraper son maître via ses serres.

-Merci Fiery, sans toi, ce monstre m’aurait déchiqueté. Remercia Massy tandis qu’il grimpait sur le dos de cette dernière en s’aidant de son magnifique plumage entre le rouge et l’orange.

     Le capitaine Situm qui s’était écrasé lourdement au sol et qui se tordait de douleur sous les seize profondes blessures infligées par l’oiseau de proie poussa un cri courroucé vers cette dernière :

-STUPIDE OISEAU DU DÉSERT !!!!! JE TE CROYAIS MORT ET TU EN PROFITES POUR SYMPATHISER AVEC L’ENNEMI !!!!! C’EST MOI TON MAÎTRE PAS CET INSECTE !!!! COMMENT PEUX-TU ME TRAHIR ? MOI QUI T’AI RECUEILLI ALORS QUE TU ÉTAIS BLESSÉ !!!!

-Le Coupessèk considère quelqu’un comme son maître uniquement si ce dernier l’a vaincu dans un combat. Ce sont des animaux d’honneur, si elle est restée avec vous et vous a obéis, c’est uniquement parce qu’elle se sentait redevable dans ce cas ! Cria Massy, essayant de gagner du temps pour réorganiser ses pensées et réfléchir à un plan de combat.

     A plusieurs mètres de la scène, Flint se relevait difficilement, il sentait qu’il n’en avait plus pour très longtemps. Alors il réfléchissait au meilleur moyen de placer sa botte secrète, la plus puissante des techniques que son école d’escrime enseignait. Celle qui n’était à utiliser qu’en tout dernier moyen, tant son contre coup était terrible.




     Sophie, encore secouée par sa rencontre avec le mystérieux homme au crâne de fauve, continuait sa route vers le village. Elle estimait qu’elle y serait dans quelques minutes et espérait de tout son cœur que sa famille, Massy et toutes les autres personnes auxquels elle tenait allaient bien.

-Pourvue que tout le monde aille bien… Souhaita la jeune archère, pas seulement inquiète au sujet de la santé de ses êtres chers. Es que l’homme masqué de tout à l’heure à dit la vérité ?

     La jeune fille secoua activement la tête avant de dire d’une voix hésitante :

-Non… Bien sûr que non… Reprends-toi Sophie ! Il à dû me dire ça seulement pour me torturer psychologiquement ! Je ne dois pas rentrer dans son jeu ! Mais… Et s’il disait vrai ? Et si c’était vraiment la garde royale qui nous a attaqués ? À qui pourrait-on se fier dans tout le royaume de Bang dans ce cas ?

     La jeune fille secoua de nouveau la tête puis se concentra sur ses priorités actuelles, se rendre au village, et s’assurer que sa famille en premier va bien, puis Massy et les autres en deuxième.

-Tenez bon ! J’arrive ! S’écria-t-elle dans un élan de détermination.




     Massy, armé de son glaive, sur le dos de Fiery continuait de harceler le capitaine Situm depuis les airs. Ce dernier, ayant reçu plusieurs plumes au niveau des cuisses et des jambes ne pouvait plus faire les bonds magistraux dont il avait l’habitude, ainsi, il était condamné à rester sur la terre ferme, parant tant bien que mal les piqués de l’oiseau de proie et les estocades du jeune homme. Pendant ce temps, Monorpale appliquait le plan initialement prévu par son partenaire. Plan, qu’il avait l’habitude d’utiliser dans tous ses combats d’ailleurs et qui consistait à faire diversion pendant que l’épée animée augmentait sa propre force de frappe via Danse Lames.

- ASSEZ !!!!! Hurla l’homme bête vers Fiery dans une vague sonore d’une puissance phénoménale. JE VAIS VOUS MONTRER CE QU’IL EN COÛTE DE TENIR TÊTE AU GRAND ROUGAL TURKIS SITUM!!!!!

     L’onde sonore semblable à une attaque Mégaphone traversait le ciel étoilé en donnant l’impression de le déchiqueter. Fiery qui descendait alors en piqué ne pouvait l’éviter à cause de la vitesse qu’elle avait prit.

-On fait moi les malin maintenant, Hein ? Ricana le capitaine.

     La vague sonore était sur le point de percuter le Coupessèk et l’humain lorsqu’une trainée d’ombre se dessina dans le ciel en dessous de ces derniers. De cette ombre sortit en un instant Monorpale qui s’interposa et encaissa l’attaque sans bouger d’un cil. Massy sourit alors, comprenant quelque chose qui pourrait peut être changer le cours du combat.

-MONORPALE ! Cria-t-il envers ce dernier qui se retourna promptement vers son partenaire. Encaisse toute ses vagues sonores et évite soigneusement ses griffes lorsqu’elles brillent ! Compris ?

     L’épée animée, comme à son habitude, ferma l’œil une fois en signe positif tandis qu’il portait un regard inquiet vers l’homme qui l’avait présenté à son maître lorsqu’il était encore un très jeune Pokémon : Flint. Ce dernier, maintenant à une cinquantaine de mètres du combat, réfléchissait toujours au moment propice pour placer son attaque et se demandait pourquoi son petit fils faisait appel à Monorpale pour encaisser des coups. Après tout, ce dernier avait été entrainé spécialement pour placer des attaques dévastatrices. De ce fait, il manquait cruellement de puissance défensive pour un Pokémon Acier.

-Tient bon gamin, dés que je repèrerais une ouverture, ce combat sera terminé… Murmura le bretteur de renom.

     Massy venait de mettre au point un plan qu’il estimait à même de vaincre le capitaine Situm. Monorpale, dont la puissance était au maximum, apparaissait et disparaissait dans l’ombre de la nuit via son attaque Ombre Portée et faisait tourner en bourrique l’homme bête qui essayait vainement de toucher l’épée animée avec ses coups de griffes dévastateurs. Pendant ce temps, Fiery, seule, était à l’altitude maximale qu’elle pouvait atteindre et grâce à ses yeux perçants, qui pouvaient repérer une proie à des kilomètres du sol même dans la plus sombre des nuits, distinguait parfaitement l’ennemi. Massy quant à lui était posté dans les ruines d’une des maisons du village,  n’attendant que le signal de Monorpale pour passer à l’action. Ce dernier, ayant placé Situm exactement dos à son partenaire donna le signal en une violente attaque Tête De Fer qui déstabilisa totalement l’homme loup dont le crâne saignait abondamment. S’en suivit alors une capacité Grincement à bout portant dont les vagues sonores insupportables paralysèrent totalement le capitaine Situm qui avait une ouïe très fine. Le jeune bretteur sortit alors de sa cachette et empala son adversaire d’une puissante estocade tandis que Fiery fonçait droit sur lui, prête à l’achever.




     Sophie Lumassane était enfin arrivée à Lunala. Ce qu’elle avait devant les yeux était un spectacle de désolation et de chaos comme elle n’en avait jamais vue dans sa courte vie. Des centaines de cadavres au sol, des milliers de monstres s’entretuant littéralement pour les meilleurs morceaux de chair, et les bâtisses toutes en ruines dont certaines encore en proie aux flammes eurent vite fait de faire craquer la jeune fille qui éclata en sanglots.

-Pourquoi tant de sauvagerie ? Pourquoi tant de morts ? Pourquoi tant de destructions ? POURQUOI ? Cria à tue tête la jeune fille, les larmes aux yeux.

     Ces cris déchirants alertèrent les monstres de la présence de Sophie. Si certains, trop occupés à faire un festin, ignorèrent totalement la jeune fille, d’autres l’encerclèrent sans perdre de temps. Parmi les monstres autour d’elle et de son Galopa Chromatique, on distinguait trois espèces : La première, le Wolfombre, était une sorte de loup se développant dans les ténèbres des cavernes ou de la nuit et habitué à chasser en meutes d’une vingtaine d’individus. Cette créature, avait tout d’un loup normal, si ce n’est son pelage noir ondulant en permanence tel un brouillard sombre, et ses yeux bleus qui donnaient l’impression d’êtres deux tourbillons infinis. La deuxième espèce, le Veraflesh, était une sorte de gigantesque ver aux multiples couleurs qui possédait six pattes surmontées de glandes spéciales. Cet insecte qui se nourrissait exclusivement de chair fraiche mesurait environ un mètre à l’âge adulte. Il utilisait la soie qu’il produisait avec ses pattes pour tirer des projectiles pointus ressemblant à des flèches et qu’il fabriquait avec une substance spéciale sécrétée par les glandes sur ses pattes. La dernière sorte de monstre, le Drainbat, était une chauve-souris blanche à l’odorat surdéveloppé, aux yeux verts et aux longs crocs acérés rétractables. Cette créature s’alimentait en suçant tout les fluides contenus dans ses proies.

-Prépare-toi au combat Galopa… Dit la benjamine Lumassane tachant de se ressaisir.




     Le capitaine Situm, quasi paralysé par l’attaque Grincement de Monorpale et l’épée « Terra » plantée dans le dos, réussit, malgré la douleur, à placer une attaque sonore qu’il cria vers Fiery, heureusement, l’épée possédée se plaça devant l’attaque et l’annihila de se seule présence. Toutefois, l’homme bête profita de l’éloignement passager de Monorpale pour placer un coup de queue qui projeta Massy, et par la même occasion l’épée qu’il n’avait pas lâchée, vers le mur d’une des nombreuses ruines qui caractérisaient maintenant Lunala et qui s’effondra sur le jeune homme. Ensuite, le capitaine Situm donna un puissant coup de griffes, brillant d’une lumière violette, à l’épée animée qui fut littéralement balayée et mise hors-combat d’un seul coup. Enfin le commandant usa de ses puissantes cordes vocales pour attaquer Fiery. Cette dernière, malgré la puissance de la vague sonore, continua sa charge vers le capitaine de la garde royale qui, occupé par son hurlement, n’eut pas le temps d’éviter totalement le piqué. En une fraction de seconde, le capitaine de la garde royale, qui avait réussi à faire un petit bond sur sa droite, ressenti une douleur extrême venant de son bras gauche, celui-ci, ayant fait les frais du piqué d’un Coupessèk, se trouvait au sol, à un mètre seulement du bras précédemment coupé de Vif Argent.

-SALE BATARDS !!!! Explosa le capitaine Rougal Turkis Situm. COMMENT AVEZ-VOUS OSÉS ME FAIRE ÇA ?!!! JE VAIS VOUS METTRENT EN CHARPIES !!!! A COMMENCER PAR TOI SALE OISEAU DE MALHEUR !!!!

     L’homme bête, enragé, s’avança vers Fiery, trop épuisée pour déloger son bec du sol. Massy quant à lui, ayant la jambe droite bloquée sous un tas de débris, ne pouvait qu’assister, impuissant, à la scène. Rougal était sur le point de planter ses griffes dans l’oiseau quand le jeune bretteur cria à s’en rompre les cordes vocales :

-POURQUOI ? Pourquoi toute cette tuerie ? Pourquoi toute cette destruction ? Il doit bien y avoir une raison ! RÉPONDEZ !

     Le capitaine, plus enragé encore, fixa le jeune noble coincé sous des débris et s’avança vers lui, abandonnant l’oiseau du désert qui essayait vainement de se déloger du sol.

-Pourquoi ? Tu me demandes « pourquoi » ? S’écria le capitaine de la garde royale d’un ton étonnement calme qui contrastait avec son visage coléreux. Nous faisons cela pour un monde meilleur… Un monde de paix sans le moindre petit crime ou le concept même de guerre n’existera plus… Un monde ou tous seront égaux…

     Le capitaine Situm marqua un temps d’arrêt dans lequel Massy cru distinguer une larme perlant sur le visage aux traits bestiaux de l’homme loup qui continua ce qui ressemblait à un discours :

-Un monde……Dans lequel aucun homme….. Aucune femme…… Aucun enfant, n’aura à mourir de faim….. Mais pour y arriver….. Nous devrons faire couler le sang une dernière fois….. Déclencher une dernière guerre…. Et atteindre nos objectifs…. Tous cela…. Pour un monde parfait !

-Mais en quoi détruire un village de bordures ou résidaient d’innocentes personnes créera ce monde que vous recherchez ? Et en quoi chercher la guerre créera la paix ? Tout votre charabia n’a ni queue ni tête ! Votre idéal est respectable mais vos méthodes sont horribles !!!! Clama le jeune noble.

     Le visage de l’homme loup se déforma encore plus sous la colère tandis qu’il arrivait à la hauteur du fils Dissilight, il cria alors dans un élan de rage en même temps que ses cordes vocales produisaient de puissantes vagues sonores semblables à l’attaque Mégaphone:

-EN QUOI QUELQU’UN COMME TOI QUI N’A JAMAIS MANQUÉ DE RIEN SE PERMET DE CRITIQUER NOS MÉTHODES ???? TU NE PEUX PAS COMPRENDRE CE QUE RESSENTENT CEUX QUI N’ONT RIEN !!!!! DES GENS MEURENT DE FAIM TOUT LES JOURS DANS LE ROYAUME DE BANG ET CEUX ALENTOURS !!!! JE VAIS TE FAIRE GOÛTER AU DÉSESPOIR LE VRAI !!! CELUI QUE CES GENS CONNAISSENT AU QUOTIDIEN !!!!!

     L’homme bête leva son seul bras restant le plus haut possible et chargea une quantité d’énergie phénoménale dedans, ses griffes, devenues gigantesques, brillaient d’une lumière pourpre aveuglante et il portait un regard sauvage vers le jeune Massy.

-La plus puissante des attaques Griffes Ombres que vous pouvez utiliser… Ai-je raison ? Capitaine ? Demanda le jeune bretteur sentant la mort arriver.

     L’homme loup, ébranlé, regarda le jeune homme, d’une façon nouvelle, exprimant tout son étonnement.

-Tu es le premier en vingt ans à avoir découvert que je me servais d’attaques de Pokémons… Et ce plan qui m’a coûté un bras…… Tu es malin… Je dois te reconnaître cette qualité, gamin… Complimenta le capitaine de la garde royale tandis que l’énergie concentrée dans sa main se dispersait et qu’il la tendait vers Massy. Que dirais-tu de rejoindre notre cause ?

-JAMAIS DE LA VIE !!!! PLUTÔT MOURIR QUE DE ME RALLIER AUX PERSONNES QUI ONT COMMIS CE MASSACRE !!! Explosa le fils Dissilight.

-Ainsi soit-il… Répondit l’homme loup avec une pointe de déception dans la voix, se préparant à porter un coup de griffes ordinaire pour clore ce combat.

-Pas si vite Rougal Turkis Situm de la prestigieuse famille Situm ! Clama une voix familière à ce dernier qui se retourna, étonné.

-Toi… Mon attaque Mégaphone ne t’avait pas tué ? S’étonna l’homme bête.

-Il en faut plus pour tuer un vieux débris légendaire comme moi, blanc bec… Ironisa Flint Steel Dissilight dont le corps brillait intensément. Il est temps de mettre un terme définitif à ce combat !




     Sophie était en plein milieu d’un chaos innommable. Les monstres l’ayant repérée se battaient autant entre eux que contre elle. Les Veraflesh, friands de chair fraiche se livraient à des combats d’archers entre eux tout en tirant sur les Wolfombres et les Drainbats qui s’approchaient trop. Les Drainbat, se nourrissant uniquement des liquides corporels de leurs proies s’attaquaient aux Wolfombres et aux Veraflesh blessés, dont le sang attirait les chauves-souris comme le nectar des fleurs attire les abeilles. En fin de compte, seul les Wolfombres s’attaquaient à Sophie, ne pouvant rien faire aux Drainbats, trop rapides pour eux et aux Veraflesh dont les projectiles étaient assez puissants pour les éventrer sans le moindre problème, la seule proie vivante à leur portée était donc la jeune fille. Ils lui lançaient des attaques groupées et coordonnées, grâce à la brume noire issue de leur pelage, ils réduisaient considérablement le champ de vision de l’archère dont les rares flèches qui touchaient, ne faisaient que quelques plaies peu profondes aux loups d’ombres qui étaient bien protégés par leurs épais pelages.

     Galopa quant à lui réussissait à faire de gros dégâts dans les rangs des monstres grâce à sa puissante attaque Déflagration et à ses Écrasements dévastateurs. Toutefois, la tactique d’attaque des Wolfombres et l’épaisse brume qu’ils produisaient eu vite raison de faire perdre tous ses repères au canasson aux flammes bleues qui ne savait plus ou sa maîtresse pouvait bien se trouver. Cette dernière toujours aux prises avec les Wolfombres ne vit pas le projectile perdu d’un des Veraflesh qui lui fonçait droit dessus. Ce simple projectile avait scellé son destin. Il transperça sans mal l’épaule de la jeune fille qui mit genou à terre sous le choc du coup et la douleur qu’il provoquait. Le sang de la plaie attira un Drainbat qui vint mordre la jeune fille, drainant abondamment ses fluides corporels. Enfin, un Wolfombre se jeta sur elle et lui mordit le bras, essayant de la trainer vers ses congénères qui sortaient de la mêlée, attendant patiemment l’arrivée de leur proie.

-Non… Je ne peux pas mourir ici… Pas comme ça… Pas maintenant… Dit faiblement Sophie, agonisante.

-Et tu ne mourras pas ici ! Proclama haut et fort une voix sombre donnant l’impression d’être tout droit venue d’outre tombe.

     C’est alors que la brume entourant le champ de bataille disparut et que l’homme aux cheveux sombres qui marchait dans la forêt quelques minutes plus tôt apparut. Ce dernier, portant maintenant un masque blanc d’un côté et noir de l’autre, leva la main vers le Drainbat qui mordait la fille de bergers et qui fut irrémédiablement attiré vers l’homme tout de noir vêtu qui broya la créature volante sans la moindre hésitation avant de disparaître dans le sol qui était étrangement recouvert d’ombres d’apparence humaines qui se déplaçait de façon apparemment aléatoires. Une fraction de secondes plus tard, la jeune fille se retrouva dans les bras de l’inconnu qui flottait dans le ciel tandis que les ombres du sol déchiquetaient celles des monstres qui connaissaient exactement le même sort.

-Tout va bien maintenant, tu es en sécurité jeune fille. Rassura l’homme en descendant du ciel.

-Qui êtes-vous monsieur ? Demanda Sophie, intriguée par son sauveur.

-Je ne suis plus personne… Mais cela n’as pas la moindre importance. Répondit-il calmement en étendant sorte de lumière sur la jeune fille, qui, quelques secondes après, était en pleine forme.

-Bien sûr que si c’est important ! Je veux connaître le nom de celui qui m’a sauvé la vie ! Rétorqua-t-elle.

-Si tu y tiens… Je suis Lumenadumbra Aequus. Se présenta finalement ce dernier, hésitant. Si c’est trop compliqué pour toi, appelle-moi tout simplement Aequus.

-Très bien, merci de m’avoir sauvée monsieur Aequus. Remercia la benjamine Lumassane. Maintenant, je dois me rendre chez-moi au plus vite.

-Inutile, aucun villageois n’a survécu. Qui que tu espères retrouver, il est mort. Lança Aequus de bout en blanc. Ne pose pas de questions, mais si tu tiens vraiment à sauver quelqu’un, c’est par là bas qu’il faut aller.

     Lumenadumbra désigna un véritable tourbillon d’air qui s’élevait dans le ciel. Quelques instants plus tard, la jeune fille s’y précipita sur le dos de son Galopa Chromatique, pleurant en même temps toute les larmes de son corps. Elle savait que l’homme qu’elle venait de rencontrer disait vrai, non pas qu’elle était naïve au point de croire n’importe qui, mais elle avait pus voir les yeux de cet Aequus, et ses yeux, exprimaient une sincérité déconcertante. De plus, la jeune fille ne voyait aucune raison pour laquelle cet homme lui mentirait, toutefois, elle comptait bien rentrer chez-elle à un moment ou à un autre, espérant toujours revoir sa famille vivante, même si elle ne voyait aucun moyen par lequel ils auraient pus échapper à la tuerie.




      Massy, libéré des débris par le vent dégagé par l’attaque que son grand-père était en train de porter au capitaine Situm, était fermement accroché à son épée elle-même plantée au sol. Fiery, quant à elle, avait fini par déloger son bec du sol et tenait fermement Monorpale dans ses serres, ce dernier ayant été mis K.O par la Griffe Ombre de l’homme bête.

-Je savais que grand-père était fort… Commença le jeune Disslight, émerveillé. Mais jamais je n’aurais cru qu’il serait capable de faire une telle chose !

     Flint Dissilight avait finalement eu recours à la technique ultime de l’école du Vent Du Nord : « Le Vent Funeste De L’étoile Du Nord », une des techniques d’escrime les plus puissantes qui soient. Elle consistait à libérer toute la puissance du vent du nord contenue dans la marque magique imposée à tous les élèves de cette école, puis à effectuer un enchainement d’une rapidité et d’une puissance presque inégalable. Cette marque magique, créée par le contacte d’un morceau de l’étoile du nord avec la peau humaine, renfermait une puissance démesurée qui était nécessaire à l’exécution de toute les techniques de l’école citée plus haut. Une puissance telle que le corps humain, sans cette marque magique, ne peut la supporter que quelques petites minutes avant d’être totalement détruit.

      Le vieil homme, se déplaçant aussi vite que le son, tournait autour de son adversaire, lui portant une véritable pluie de coups d’une puissance phénoménale. Le capitaine Situm était impuissant face à un tel déferlement et ne pouvait que subir ces attaques incessantes, sans espérer la moindre contre-attaque.

-Cette puissance… Pensa Rougal.  J’ai largement sous-estimé cet homme… Et dire que je pensais ce matin encore que détruire ce village et tuer tous ses habitants sans exceptions serait facile… Mon œil oui !

     Quelques minutes plus tard, Massy était à terre, totalement sonné par les bourrasques dégagées par l’attaque de son grand-père. Fiery et Monorpale, eux, avaient disparus, le jeune bretteur espérait qu’ils n’étaient pas trop loin, il fallait retrouver Sophie le plus vite possible, et il n’y arriverait pas à pieds. C’était la seule personne encore en vie dans les environs capable de soigner les profondes blessures infligées par le capitaine Situm qui se trouvait à terre, visiblement mort, son corps étant miraculeusement resté en un seul morceau après la véritable pluie de coups d’épées qu’il avait dû recevoir. La seule personne encore debout sur le champ de bataille était Flint, dont les vêtements étaient dans un piteux état, tout comme leur porteur qui était pâle comme un spectre et qui donnait l’impression que le moindre petit coup de vent suffirait à le mettre à terre.

-Grand-père tu tiens le coup ? Demanda Massy qui venait de se relever et qui se rapprochait peu à peu du bretteur de légende.

-Je…. Vais bien. Répondit le vieil homme qui s’écroula alors au sol, toussant quantité de sang.

-Grand-père !!!!! Cria le jeune homme qui se précipita vers Flint. Que t’arrive-t-il ?

-Je….. J’ai eu recours à une technique……. Très dangereuse…… Répondit-il, ponctuant sa phrase de fortes toux. Je n’en ai plus pour…. Très longtemps…. Alors…. Écoute-moi bien…..

-Je… Je t’écoute grand-père. Dit le jeune homme, déversant un véritable torrent de larmes.

-J’ai un vieil ami magicien….Nommé…Panur…. Qui pourra vous héberger toi….. Et ton amie….. Il vit dans une….. Une tou…… Tour…..Située entre le Mont…. Origine….. Et la…. Caverne…. Cristal….Compris ?

-Compris. Répondit simplement le jeune bretteur, toujours en train de pleurer à chaudes larmes.

-Comme c’est touchant ! S’écria une voix cassée. Le vieux débris qui donne ses derniers conseils au gamin pleurnichard avant de s’éteindre à jamais…. C’est tellement triste que ça m’enlèverait presque l’envie de vous mettre en charpies tous les deux.

     Le capitaine Situm, tenant à peine sur ses pattes, regardait le fils Dissilight et le vieil homme mourant d’un regard mauvais.

-Co…..Co…..Comment as-tu….. Balbutia Flint.

-C’est simple, j’ai utilisé mon attaque Ténacité. Expliqua Situm. Elle m’a permit de survivre à tous vos coups, mais je suis loin d’être indemne…. Toutefois, il doit me reste assez d’énergie pour vous mettre en pièces tous les deux ! À commencer par toi vieillard !

     Massy se releva promptement, la rage, la haine et le dégout se lisant sur son visage. Il dégaina son glaive « Terra » qu’il avait rangé plus tôt et s’interposa entre l’homme loup et son grand-père, ses yeux brillant d’une lueur meurtrière et son corps entouré d’une aura sombre tourbillonnant autour de lui telle une tornade. Flint assistait à la scène, inquiet pour la suite des évènements.

-J’aurais dû me douter que cela arriverait un jour…. Pensa le vieil homme. Pourvue que le gamin puisse supporter cette puissance….

-C’est entre toi et moi ! Cria Massy alors que l’aura envahissait maintenant tous son corps, ayant troqué le mouvement en spirale pour un mouvement semblable à celui des flammes.

-Je ne sais pas ce qui t’entoure gamin…. Commença le capitaine Situm tout en chargeant son seul bras de toute l’énergie qui lui restait. MAIS SACHE QUE TU NE ME VAINCRAS JAMAIS !

     Massy et le capitaine Situm se chargèrent chacun avec la certitude de venir à bout de l’autre dans cette confrontation opposant des griffes chargées au maximum d’énergie spectrale et une épée possédant la puissance de l’élément magique terre et chargée d’une étrange aura noire. Plus qu’un affrontement entre deux hommes déterminés à remporter la victoire, il s’agissait de la confrontation de deux volontés distinctes : La volonté de détruire l’adversaire et laver son honneur contre la volonté de protéger une dernière fois un être cher.


Sous la lumière blafarde de la lune , Je fais des promenades nocturnes , Entièrement vêtu de noir , Tu ne peux point me voir le soir , Dans l'ombre je me déplace , Rencontre moi et tu trépasse , Ma lame plus sombre que la nuit , Te tranchera avant que tu n'ais fui , Et avant même de sentir la douleur , La peur t'envahit et tu meurs , J'ai tellement tué , Que plus personne n'ose m'approcher , Pourtant quand le jour s'es levé , On ne peut que me contempler , Pourquoi me demanderez-vous , Car retenue par mon cou , Une épée de cristal , Émet une lueur bel et bien fatale , Toi comme les gens du jour , Me souhaitez le bonjour ,Toi comme les gens du soir , M'appelez L'Épéiste Noir.
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Re: Moonless Chronicles

le Ven 15 Juil - 17:09
Voilà la deuxième partie de "Cauchemar ou Réalité", probablement celle la plus riche en action aussi ^^
  Petite anecdote: le combat Flint, Massy, Fiery et Monorpale vs Situm était censé se terminer sur cette deuxième partie, mais comme c'était trop long, j'ai été obligé de mettre l'acte final dans le chapitre 5, c'est mieux comme ça d'ailleurs, enfin vous verrez bien Smile

  Prochainement dans le chapitre 5: Un personnage important va faire son apparition! Very Happy


Dernière édition par Massy_10 le Mar 19 Juil - 18:07, édité 1 fois


Sous la lumière blafarde de la lune , Je fais des promenades nocturnes , Entièrement vêtu de noir , Tu ne peux point me voir le soir , Dans l'ombre je me déplace , Rencontre moi et tu trépasse , Ma lame plus sombre que la nuit , Te tranchera avant que tu n'ais fui , Et avant même de sentir la douleur , La peur t'envahit et tu meurs , J'ai tellement tué , Que plus personne n'ose m'approcher , Pourtant quand le jour s'es levé , On ne peut que me contempler , Pourquoi me demanderez-vous , Car retenue par mon cou , Une épée de cristal , Émet une lueur bel et bien fatale , Toi comme les gens du jour , Me souhaitez le bonjour ,Toi comme les gens du soir , M'appelez L'Épéiste Noir.
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Re: Moonless Chronicles

le Mar 19 Juil - 17:57
Chapitre 5 : Conséquences

     Sophie, ayant séchée ses larmes, continuait sa route à dos de Galopa qui, trop épuisé par les kilomètres déjà parcourus et le combat contre les monstres, avait du mal à tenir son rythme habituel. La jeune fille espérait ne pas arriver trop tard sur les lieux du tourbillon d’air et souhaitait de tout son cœur qu’elle arriverait à temps pour aider la personne en détresse dont lui avait parlé son sauveur, le fameux Aequus.

-Maintenant que j’y pense. Murmura la jeune fille pensive. Il m’a donné son nom, mais il ne m’a toujours pas dit qui il était réellement…

     L’archère fut interrompue dans ses pensées par un cri strident venu du ciel. Elle leva la tête en l’air pour apercevoir Fiery volant en cercles au-dessus d’elle telle l’oiseau de proie qu’elle était, tenant Monorpale entre ses serres. Lorsque Sophie arrêta Galopa, l’oiseau du désert se posa à terre et lâcha l’épée animée qui s’éleva doucement dans les airs, ayant à peine repris connaissance.

-Vous vous êtes battus ? Demanda Sophie qui venait de comprendre que la personne dont parlait Aequus devait être Massy.

     Avant même que l’oiseau du désert et l’épée animée ne répondent à cette question, un gigantesque flot d’énergies divisé en deux parties, respectivement Pourpre et Noire s’éleva dans le ciel tel la lave qui jaillit d’une attaque Éruption à pleine puissance. Ce véritable déferlement d’énergie créa de puissantes bourrasques qui ne manquèrent pas de balayer le pauvre Monorpale affaiblit et qui auraient très probablement fait connaître le même sort à la jeune fille et son canasson enflammé si Fiery ne les avait pas protégés de toute son envergure.

-Merci ma belle. Remercia l’archère lorsque le flot énergétique s’arrêta. Galopa, va chercher Monorpale s’il te plait ! Pendant ce temps, Fiery va m’emmener là ou Massy se trouve. Tu n’y vois aucun inconvénient ma belle, hein ?

     L’oiseau se baissa, faisant signe à Sophie de monter, ce que l’archère fit sans hésiter. La créature du désert s’éleva dans le ciel étoilé en direction du champ de bataille ou Flint et Massy avaient affrontés à tour de rôle le capitaine Rougal Turkis Situm.




     L’endroit ou l’homme loup et le disciple de Vif Argent s’étaient porté leurs coups finaux ne ressemblait plus qu’à une vaste étendue plate, déserte. Les ruines des maisons ayant tout bonnement été réduites à l’état de vagues cendres fumantes, il était facile de distinguer les trois acteurs de ce combat aux conséquences si destructrices. Le premier et non des moindres, le capitaine d’une des divisions de la garde royale : Rougal Turkis Situm. Ce dernier, toujours sous sa forme de loup, était allongé au sol, épuisé, en pleine contemplation de la destruction causée par son affrontement.

-Vaincu par un pitoyable gamin…. La légende du capitaine Situm en a prit un sacré coup, dit donc ! S’exclama ce dernier, amusé, tout en fixant sa main restante dont les griffes étaient brisées et les doigts tordus. Je ne saurais rester sur une défaite !

     Le deuxième acteur de ce combat, Massy L. Dissilight, tenant à peine sur ses deux jambes, contemplait lui aussi ce qu’il y avait autour de lui : une épée brisée, qu’il avait jadis manié, dont le bout de la lame était plantée au sol d’une vaste étendue plate et déserte recouverte de cendres, plus loin, des ruines jonchées de cadavres en parties dévorés par les monstres. Et encore plus loin, le seul bâtiment encore debout, un bâtiment qui arrachait des larmes au bretteur : La forge ou reposaient maintenant les restes de ses parents.

-J’ai gagné cette bataille…. Commença le fils Dissilight, alors qu’il s’effondrait au sol dans un rire nerveux tout en laissant échapper quelques larmes. Mais à quoi bon puisque j’ai déjà perdu la guerre ?

     Le troisième et dernier acteur de cet affrontement sans merci n’était autre que Flint Steel Dissilight, anciennement connu sous le sobriquet de Vif Argent. Ce dernier, grâce à l’infime partie d’énergie de l’étoile du nord qui lui restait, avait survécu à la confrontation entre la charge désespérée de son petit fils et l’attaque surpuissante de celui qui, dans un premier temps, était son adversaire.

-Ygertos… Martelle… Je n’ai pas pu vous sauver… Je n’ai pas pu vous venger… Et je n’ai pas pu protéger votre fils… Je n’ai rien pu faire… Comme d’habitude… Pensa le vieil homme dont les yeux étaient embués de larmes. Toute ma vie j’ai cherché à acquérir la force nécessaire pour protéger ce à quoi je tenais… Je me suis lancé dans l’art de l’escrime et à force d’entrainements rigoureux, je suis rapidement devenu l’homme fort que je rêvais d’être… L’homme sur lequel on pouvait toujours compter… L’homme qui réussissait là ou une armée échouait… Mais au final… Cette force ne m’a jamais permis de sauver ceux auxquels je tenais…

     L’homme aux bords de la mort trouva miraculeusement la force de lever son unique bras pour essuyer ses larmes, puis pensa dans un dernier sourire sincère à tous les moments heureux passés avec sa femme, son fils, sa belle fille, son petit fils et ses amis avant d’utiliser le peu d’énergie qu’il lui restait pour s’exprimer dans ce qui serait probablement ses dernières paroles :

-Je n’ai pu protéger personne… Mais au moins, les moments de bonheur que j’ai passé dans ma vie ne disparaitront jamais… Ils sont gravés pour l’éternité dans ma mémoire et rien ni personne ne m’enlèvera ça… Même la mort ne saurait effacer ces moments… C’est ce en quoi je décide de croire !

     Ainsi s’éteignit Flint Steel Dissilight dans ce qui fut jadis un petit village ou il faisait bon vivre : Le corps en miette et la tête emplie de doutes et d’incertitudes, mais le cœur léger et empli d’espoirs.




     Sophie, sur le dos de Fiery, survolait les restes du village de Lunala. Horrifiée par le spectacle de désolation qu’offraient les ruines de ce qui était autrefois un magnifique village de campagne.

- C’est affreux… S’écria la jeune fille qui ne supportait toujours pas une telle vision. Comment peut-on faire preuve d’une telle sauvagerie et d’une telle cruauté ?

     Quelques minutes plus tard, la jeune archère, survolant l’étendue plate laissée par l’affrontement entre Massy et Situm, aperçut deux personnes au sol et une qui se tenait à peine debout. Lorsqu’elle se rapprocha assez de la scène, l’oiseau du désert qu’elle chevauchait se posa au sol avant de s’écrouler, exténuée. La jeune fille descendit de sa monture et s’avança vers les trois personnes qu’elle avait pu distinguer dans cette sombre nuit. Parmi les dîtes personnes elle reconnut Massy et son grand-père Flint, tout deux au sol, le premier semblait être dans un état second, et le deuxième était visiblement mort. La personne qui se tenait debout devant eux était un homme d’une trentaine d’années environ qui possédait une magnifique chevelure rousse, de beaux yeux aux pupilles dorées et une peau de pêche sans la moindre petite impureté. Cet homme à la beauté surnaturelle vacillait et semblait exténué, pourtant, rien n’indiquait qu’il avait livré un combat.

-Qui êtes-vous monsieur ? S’écria la jeune fille sur ses gardes, sentant que l’homme devant elle était loin d’être aussi inoffensif qu’il en avait l’air. Êtes-vous de ceux qui ont attaqué le village ?

-Je suis Rougal Turkis Situm, capitaine de la garde royale de Bang. Répondit l’homme aux yeux dorés avec courtoisie. Et oui, je suis malheureusement l’un de ceux qui ont participé à la destruction du village de Lunala et au massacre de ses habitants. Et vous ? Qui êtes-vous donc mademoiselle ?

     Pour seule et unique réponse la jeune fille décocha une flèche que le capitaine évita de peu.

-Je comprends que vous soyez en colère, mais cela ne vous dispense en rien de faire preuve de politesse et de me révéler votre nom. S’exclama le capitaine Situm, outré, évitant la véritable pluie de flèches que faisait tomber sur lui la jeune archère.

-Je suis Sophie Shine Lumassane ! La personne qui va vous envoyer en enfer pour ce que vous avez fait à son village ! Répondit cette dernière dans un hurlement qui sortit Massy de sa torpeur et qui surpris l’homme à la chevelure rousse.

-Si vous le dîtes mademoiselle, toutefois, je doute que cela n’arrive réellement un jour, voyez-vous ? Répondit le capitaine Situm d’un ton lassé. Vous n’êtes pas la première personne à me tenir un tel discours, et vous ne serez probablement pas la dernière.

     Tandis que Sophie continuait de faire pleuvoir les flèches sur le capitaine de la garde royale, Massy, parfaitement dos à eux se relevait difficilement. Il repéra non loin du cadavre de son grand-père la dague que le vieil homme portait toujours sur lui. Il s’approcha du cadavre de Flint qui possédait une mine sereine, le jeune homme en déduit donc avec joie que le vieux bretteur s’est éteint en pensant à des moments heureux et pris donc la dague au sol.

-Mon prochain coup… Pensa le fils Dissilight. Sera en ton hommage grand-père !

     Massy s’élança sur le capitaine Situm qui, trop occupé à esquiver les flèches de Sophie, ne se doutait absolument pas qu’il était sur le point d’être attaqué par derrière. Alors que le jeune bretteur allait planter la dague dans la nuque de son adversaire, une des flèches que l’homme à la chevelure rousse avait esquivé lui traversa la main gauche, faisant hurler le jeune homme et alertant Rougal qui se retourna à temps pour dévier le coup mortel. Malheureusement pour lui, si la dague ne lui infligea pas une blessure mortelle, comme prévue, elle lui fit une profonde entaille qui s’étendait de son front jusqu’à sa joue en passant par son œil droit. Distrait par la douleur, le capitaine Situm ne put éviter la dernière flèche de Sophie qui lui transperça le ventre

-Je… Suis surpris par tout... Ce que vous avez pu m’infliger… Je me souviendrais de vous deux les enfants…  Et je vous ferais payer très cher ce que vous m’avez fait ! Proclama le capitaine Rougal Turkis Situm, haletant, alors qu’il sortait une fiole contenant un liquide verdâtre étrange qu’il bu avant de disparaitre sous les yeux ébahis des deux jeunes gens.

-Il s’est échappé… Murmura le fils Dissilight tandis qu’il s’écroulait à terre, totalement épuisé.

-Massy ! S’écria la jeune fille en courant vers ce dernier, les larmes aux yeux. Es que ça va ? Je… Je suis désolée de t’avoir blessé avec ma flèche !

-Je… vais bien Sophie… C’est gentil de t’inquiéter pour moi… Répondit le fils Dissilight avant de perdre conscience.

     C’est à ce moment précis que Galopa et Monorpale, ce dernier étant accroché au cou du canasson aux flammes bleues, arrivèrent sur les lieux à vive allure grâce à l’attaque Hâte du Pokémon feu qui avait pu récupérer un peu d’énergie grâce à quelques baies trouvées au sol en cherchant l’épée animée.

-Vous tombez bien vous deux. S’écria Sophie en s’approchant de la sacoche pendue au cou de Galopa dans laquelle elle rangeait toutes ses plantes médicinales et ses remèdes. Pourvue qu’il ne soit pas trop tard…




     Le capitaine Situm, dans un sale état, avait réussi à s’échapper grâce à une potion de rappel. Cette dernière, très difficile à concocter en raison de la rareté de ses ingrédients permettait de se déplacer instantanément dans un endroit défini lors de la préparation. La potion avait transporté le capitaine dans une des demeures privées de son chef, ou les domestiques s’attelaient à le soigner du mieux qu’ils pouvaient tandis que le capitaine se demandait quelle était la meilleure solution pour se débarrasser des deux survivants de Lunala.

-Il nous sera difficile d’éliminer ces deux là sans éveiller les soupçons… Pensa l’homme aux pupilles dorées. À moins qu’on ne…

     Les portes du luxueux salon improvisé en infirmerie s’ouvrirent brusquement, laissant entrer un vent glacial qui éteignit le feu de cheminée, très vite rallumé par un domestique. Un homme entra alors dans la salle, ferma les portes et se dirigea ensuite vers le blessé.

-Je vois que les défenses de ce petit village vous ont mis à mal mon cher Situm. Dit l’homme dont le visage commençait à s’éclairer sous l’effet du feu de cheminée fraichement rallumé. Vous vous ramollissez en cas, mon bon Situm, vous vous ramollissez très clairement.

     Cet homme dont le nom était connu à travers tout Bang était le baron Ploten, vieil ami et conseillé du roi. Il possédait des cheveux verts foncés virant presque au noir et des yeux aux pupilles écarlates qui donnaient l’impression de lire en vous comme dans un livre ouvert. Il possédait en signe distinctif, une large brûlure en forme de croissant de lune sur le front. Selon une rumeur répandue à travers le royaume, il se serait fait cette brûlure lorsqu’il était enfant en sauvant sa majesté d’un monstre, de là serait partie leur amitié.

-B-Baron ! Bégaya le capitaine en se mettant au garde à vous malgré la vive douleur que lui infligeait le fait de se lever. Je-Je m’excuse de vous avoir contraint à sortir de votre chambre pour entendre mon rapport !

-Il suffit. Répondit l’homme aux pupilles écarlates. Vous devriez savoir depuis le temps, que ce genre de détails n’a aucune sorte d’importance à mes yeux. Venons-en au plus important. Faite moi votre rapport capitaine Rougal Turkis Situm de la deuxième division de la garde royale du royaume de Bang.

-Bien Baron ! Répondit le capitaine d’un ton qui se voulait assuré. Le village de Lunala a été détruit dans son intégralité, comme vous le vouliez monseigneur.

-Bien, y a-t-il eu des survivants ? Demanda le baron s’attendant à une réponse négative.

-Malheureusement, oui monseigneur. Répondit le capitaine d’un ton sombre. Il y a au moins une survivante.

-Comment ça « au moins une survivante » ? Demanda le baron qui ne cachait pas sa rage. Vous n’êtes pas sûr ? Et expliquez-moi donc pourquoi y a-t-il des survivants alors que je vous ai expressément demandé de n’épargner personne ?

-Les villageois n’ont, pour la plus part, opposé aucune résistance à nos forces monseigneur. Répondit Situm. Toutefois, Flint Steel Dissilight, plus connu sous le nom de Vif Argent, s’est opposé fermement à notre attaque. Il a décimé mes hommes en quelques minutes et m’a opposé une résistance farouche. Puis, son petit fils est arrivé et grâce à mon Coupessèk qui m’a trahi, il a réussi à me couper un bras.

-Et ? Demanda le baron. A ce que je sache, ce n’est pas la première fois que quelqu’un coupe un de vos membres sous votre forme bestiale, il repoussera pour peu que vous ne vous transformiez pas pendant les quelques jours à venir !

-Effectivement monseigneur. Acquiesça le capitaine. Toutefois, cet enfant a réussi à découvrir le secret de mes attaques en un temps record, c’est le premier après vous, mon seigneur, à avoir découvert cela !

-Qu’il ait découvert votre secret m’importe peu ! Rétorqua l’homme aux pupilles écarlates. Cela n’excuse en rien votre échec.

    Le baron porta un regard courroucé vers le capitaine de la garde royale qui continua ses explications, anxieux :

-Après m’avoir porté une attaque d’une puissance phénoménale, Vif Argent était aux portes de la mort. J’allais l’achever quand son petit fils, s’est dressé sur ma route. Et il était recouvert d’une espèce d’aura plus noire que la nuit !

-Comment ça ? Demanda le baron avec une pointe d’intérêt dans le regard. A quoi ressemblait cette « Aura » ?

-Au début on aurait dit un tourbillon d’air noir. Décrit le capitaine. Puis, quand le tourbillon a cessé et s’est étendu sur tout le corps du garçon, cette aura noire a adopté un mouvement semblable à celui des flammes.

-Je vois. Dit le baron d’un air joyeux. Vous avez fait une découverte très intéressante mon bon ami, vous êtes tout pardonné de votre échec. Toutefois, qui a survécu à l’attaque mis à part ce garçon? Et que comptez-vous faire pour vous débarrasser de ces gêneurs ?

- Une certaine Sophie Shine Lumassane, monseigneur. Répondit Situm. Je ne sais pas ou elle était pendant l’attaque, elle est arrivée à la fin de mon combat avec les Dissilight, juste après que j’ai repris forme humaine pour éviter de mourir sous ma forme totémique. Mis à part cette fille, il y peut être le fils Dissilight dont je vous ai déjà parlé mais je ne sais pas si il a réellement une chance de survivre à ses blessures, elles sont graves.

-Oh il survivra capitaine, il survivra. Répondit le baron Ploten, mystérieux.

- Quant à la solution pour nous débarrasser d’eux, ce serait de les faire passer pour des traitres au royaume. En somme, les faire passer pour des hors-la-loi ! Continua le capitaine tandis que les domestiques, ayant fini leurs soins, vidaient les lieux.

-Continuez mon bon Situm, vous m’intéressez…  Dit le baron, intrigué par le plan de son subordonné.




     Le jeune Massy Dissilight âgé de neuf ans regardait, intrigué, son grand-père fouiller comme un forcené  dans ses affaires, rangées à l’intérieure d’un des nombreux coffres de sa chambre.

-Dit grand-père, pourquoi tu m’as appelé ? Demanda le petit garçon.

-J’ai un cadeau pour toi mon enfant. Répondit le vieil homme. Tu m’as dit l’autre jour que tu aimerais protéger ceux que tu aimes, c’est bien ça ?

-Oui ! Je veux protéger Maman, et Papa, et Sophie,  et tous les habitants du village aussi ! Répondit le petit Dissilight, les yeux scintillants d’espoirs et d’admiration.  Comme toi grand-père!

     Le vieux bretteur sortit du fond de son coffre une épée à la garde de bronze et à la lame d’un blanc immaculé.

-C’est bien mon garçon, c’est bien. Répondit le vieil homme en tendant la garde de l’épée vers l’enfant. Et c’est pour ça que j’ai décidé de t’enseigner l’art du maniement des armes. Et je t’offre donc aujourd’hui ce glaive baptisé « Terra ». Il m’a été offert il y a bien longtemps par un ami qui m’est très cher. Ce glaive possède une puissance magique d’élément terre, c’est très rare. Alors prends en bien soin.

-M-Merci grand-père. Bégaya l’enfant en prenant la garde de l’épée.

-Nous commencerons l’entrainement dés demain à l’aube. Dit le vieil homme en caressant affectueusement la tête de son petit fils. Mes entrainements sont rudes, mais tu t’y ferras bien à un moment.

     Ce jour là, lorsque le petit Massy L. Dissilight tenu pour la première fois la garde du glaive « Terra », il se senti mourir et renaître la seconde d’après. Cette sensation nouvelle fit comprendre au petit garçon qu’il venait de trouver sa voie, ce pourquoi il était fait.




     Massy se réveilla étonné sur le sol froid et humide d’une grotte : Il venait de rêver du jour ou son grand-père lui avait offert son glaive « Terra », c’était pour le jeune homme l’un des moments les plus heureux de sa courte vie.

-On se réveille enfin ? Demanda une voix familière au jeune garçon. Tu as dormi pendant presque une semaine, je me demande comment tu fais pour dormir aussi longtemps d’ailleurs.

-S-Sophie ? Demanda le jeune bretteur. Qu’es que je fais là ? Et qu’es que toi tu fais là ?

-Après l’attaque du village, je t’ai soigné comme j’ai pu…. Commença la jeune archère qui était en train de brosser le poil de Galopa. Ensuite avec l’aide de Fiery et Monorpale, je t’ai amené ici. C’est une grotte remplie de cristaux sacrés qui repoussent les monstres. Tu te rappelles ? On l’avait découvert l’Hivers dernier.

-Je… Merci de m’avoir sauvé. Remercia le jeune homme, se forçant à sourire malgré sa tristesse. Et désolé de t’avoir causé tant de soucis.

- Ne t’excuse pas ! Je n’allais quand même pas te laisser mourir ! Répondit la jeune fille, contrariée par les excuses de son ami. Sinon, les nouvelles ne sont pas bonnes.

-Ah… Vraiment ? Je ne le savais pas… Rétorqua ironiquement le fils Dissilight.

- On n’a presque plus de nourriture, très peu d’eau potable, pas le moindre petit sou… Énuméra l’archère en sortant du sac accroché au cou du Pokémon Chromatique deux papiers. Et le pire de tout… Nos têtes ont été mises à prix, nous sommes maintenant considérés à travers tout le royaume comme des hors-la-loi.

     La jeune fille posa les deux avis de recherche au sol, laissant à son ami le soin de les lire. Les portraits dessinés sur ces deux bouts de papiers étaient tellement bien faits qu’on aurait dit que d’une minute à l’autre il s’apprêtaient à prendre vie. Le jeune homme se demandait comment quelqu’un avait pu dessiner avec tant de précision deux personnes qu’il n’avait jamais vues auparavant.

-J’ai eu ses deux avis de recherche en allant chercher de l’eau dans un village un peu plus loin à l’Est. Expliqua la jeune fille. Heureusement pour moi, les villageois étaient trop occupés à faire vivre leurs commerces pour me reconnaître.

     Le jeune homme, intrigué, se mit alors à lire à haute voix un des deux avis de recherche :

-Dissilight l’ombrageux : Guerrier sanguinaire mystérieux dont on ne sait presque rien, très habile avec une épée et très malin. Crimes reconnus: Meurtre, tentatives de meurtre et haute trahison envers le royaume de Bang. Hors-la-loi à capturer vif. Prime de capture : 200 000 Galds……… Pourquoi ombrageux ? Et surtout… DEUX CENT MILLE GALDS ???? Ils tiennent vraiment à me capturer pour avoir mis une somme pareille…

-Oui, d’ailleurs, tu noteras qu’ils ne connaissent même pas ton nom complet… Constata la jeune fille. Par contre, je me demande bien pourquoi ils tiennent à te capturer vivant, moi ils ont l’air de s’en ficher totalement… J’aurais préféré qu’ils nous mettent au moins sur un pied d’égalité…

-Sophie Shine Lumassane l’éclaire : Archère douée et rapide comme l’éclair qui fait littéralement pleuvoir les flèches, difficile à toucher et manque de savoir vivre. Crimes reconnus : Tentative de meurtre et haute trahison envers le royaume de Bang. Hors-la-loi à capturer mort ou vif. Prime de capture : 80 000 Galds. Lu méticuleusement Massy. Je ne vois pas de quoi tu te plains, au moins, ils ne t’ont pas accusée de meurtres imaginaires, et les chasseurs de primes en auront déjà un peu moins après toi, non ?

-Oui, mais ils ne me considèrent visiblement pas comme une réelle menace vue la différence qu’il y a entre ta prime et la mienne… Bougonna la jeune fille. En plus, d’après eux je manque de politesse…

-Et bien tu leur montreras à quel point ils se trompent lorsqu’on révélera ce qu’ils ont fait à Lunala ! Répondit le bretteur en se levant difficilement. En route

-Comment ça ? Demanda l’archère. Ou comptes-tu aller ?

-Je vais me rendre au village dont tu m’as parlé pour révéler que tout ce qui est écrit sur ces torchons n’est qu’un tissu de mensonges. Répondit le jeune homme. Je vais révéler aux gens de ce village ce qui est arrivé à Lunala !

-Tu es fou ou quoi ? Personne ne te croira ! S’exclama la jeune fille. Pour eux tu es un meurtrier et un traitre au royaume alors que la garde royale est considérée comme les protecteurs et les héros de Bang ! En plus tu tiens à peine sur tes deux jambes ! Qu’es qui se passera si tu rencontres des monstres ? Ou pire, des chasseurs de primes ?

-Mais on ne peut pas rester là à ne rien faire ! Rétorqua le fils Dissilight.

-Et pourquoi pas ? On est en sécurité dans cette grotte, aucun monstre ne viendra par ici et les chasseurs de primes ont mieux à faire que de s’aventurer dans des contrées montagneuses quasi inexplorées ! Répondit la jeune fille.

-Tu l’as dit toi-même, on a presque plus d’eau ni de nourriture, donc on devra sortir d’ici de toutes manières. Argumenta le bretteur. Alors autant le faire maintenant !

-Je t’en prie Massy, écoute moi pour une fois ! Supplia l’archère au bord des larmes. On est les seuls survivants du village de Lunala ! Les seules personnes sachant ce qu’il s’est réellement passé là bas ! On ne doit pas mourir avant d’avoir révélé au monde la vérité ! Périr avant d’avoir pu révéler ce qui est arrivé aux habitants du village, ce serait une insulte à chacun des villageois qui sont morts ce jour là, et ce que tu t’apprêtes à faire…  Ce n’est ni plus ni moins que du suicide ! Alors il n’est pas question que je te laisse mourir aussi inutilement ! Nous ferons éclater la vérité au grand jour, je t’en fais le serment, mais ça ne sera pas aujourd’hui, ni demain, le moment n’est pas encore propice. Alors je t’en conjure, repose-toi et réfléchissons ensemble à ce que nous allons bien pouvoir faire maintenant.

-Pardon Sophie… Vraiment… S’excusa le fils Dissilight en s’adossant à la paroi de la caverne. Comme toujours je ne vois pas plus loin que ma propre souffrance et j’agis comme si il n’y avait que moi qui puisse souffrir… Mais c’est faux, tu dois être bien plus touchée par tout ça que moi… Je suis désolé que de tous les habitants du village, seul un abruti comme moi ai survécu à tes cotés… Vraiment déso…

     La jeune fille gifla violemment le bretteur qui la regarda, étonné.

-Arrête de t’apitoyer sur ton sort ! Cria Sophie les larmes aux yeux. Arrête de t’excuser à tout bout de champ ! Et arrête de souhaiter être mort ! Ce n’est pas le cas et tu n’as pas à t’en vouloir d’être en vie ! Ce n’est pas ta faute si les villageois son morts, et quoi que tu dises, quoi que tu fasses, ils ne reviendront pas ! Je sais que tu t’en veux de n’avoir pu sauver personne, mais c’est comme ça, c’est la vie. Tu ne pouvais rien faire de plus que ce que tu as déjà tenté, alors arrête de te punir pour rien ! Tu crois vraiment que c’est en ressassant le passé et en te dénigrant que tu feras avancer les choses ? Relève-toi et comporte-toi comme le Massy L. Dissilight que je connais !

     Le jeune homme, ayant repris ses esprits, médita ces paroles pendant un long moment tandis que la jeune archère, ayant essuyé ses larmes, continuait de brosser son Galopa.

-J’ai vraiment de la chance d’avoir une amie comme toi, Sophie… Pensa le jeune homme avant de remercier comme il se doit cette dernière. Merci de m’avoir remis les idées en place Sophie, j’en avais besoin. Par contre si tu pouvais me gifler un peu moins fort la prochaine fois…

-Tu ne l’as pas volée celle là ! Répondit la jeune fille en affichant un sourire sincère qui réchauffa le cœur du jeune homme.

-Blague à part, sais-tu ou se trouvent Monorpale et Fiery ? Demanda le bretteur

-Les cristaux sacrés de la grotte empêchent Fiery de s’approcher trop près, alors elle a fait un nid au sommet de la montagne ou on se trouve actuellement. Répondit l’archère. Quant à Monorpale, étant du type spectre, il n’apprécie pas vraiment non plus ces cristaux, alors il a élu domicile dans le nid de ton oiseau.

-Très bien, je vais aller les voir, j’en profiterais pour demander à Fiery de nous ramener un sanglier, ça résoudra en partie le problème de la nourriture. Expliqua le bretteur de sang noble. Quand j’aurais repris des forces, nous partirons.

-Pour aller ou ? Demanda Sophie, craignant que son ami d’enfance n’ait toujours pas changé d’avis.

-Chez un ami de mon grand-père. Répondit Massy.  Je t’expliquerais plus tard si tu le veux bien.

     Le jeune homme, une fois sortit de la caverne dans laquelle lui et son amie se cachaient, se mit à escalader la montagne sur laquelle il se trouvait. Une fois arrivé tout en haut, il aperçut un gigantesque nid et lorsqu’il s’en approcha, Monorpale s’éleva dans les airs et se jeta sur lui, l’enlaçant avec le tissu sur sa garde qui lui servait de bras.

-Moi aussi je suis heureux que tu ailles bien mon vieux partenaire. Dit le jeune bretteur qui rendait son étreinte à l’épée animée.

     Quelques minutes plus tard, ce fut au tour de Fiery, revenue avec quelques baies pour Monorpale, de se serrer affectueusement contre son maître.

-Je vois que toi aussi tu vas bien ma belle. Constata encore une fois le jeune homme. Maintenant que vous êtes là tout les deux, j’aimerais vous remercier. Sans vous, je ne serais plus de ce monde à l’heure qu’il est. Sincèrement, merci, j’ai de la chance d’avoir des partenaires tels que vous deux.

     L’oiseau du désert et l’épée animée, touchés par ces mots, se serrèrent tous les deux un peu plus contre le bretteur qui commençait à manquer d’air.

- En me serrant aussi fort vous allez finir par m’achever ! Plaisanta à moitié le fils Dissilight.

     Le soir venu, Massy, Sophie, Fiery et Monorpale descendirent de la montagne et firent cuir un sanglier qu’avait chassé l’oiseau du désert. Cette nuit là les deux humains se régalèrent et s’amusèrent au point d’oublier, même si ce n’était que pour un cours instant, tous leurs malheurs


Sous la lumière blafarde de la lune , Je fais des promenades nocturnes , Entièrement vêtu de noir , Tu ne peux point me voir le soir , Dans l'ombre je me déplace , Rencontre moi et tu trépasse , Ma lame plus sombre que la nuit , Te tranchera avant que tu n'ais fui , Et avant même de sentir la douleur , La peur t'envahit et tu meurs , J'ai tellement tué , Que plus personne n'ose m'approcher , Pourtant quand le jour s'es levé , On ne peut que me contempler , Pourquoi me demanderez-vous , Car retenue par mon cou , Une épée de cristal , Émet une lueur bel et bien fatale , Toi comme les gens du jour , Me souhaitez le bonjour ,Toi comme les gens du soir , M'appelez L'Épéiste Noir.
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Re: Moonless Chronicles

le Mar 19 Juil - 18:06
Voilà, chapitre numéro cinq posté, aussi, je tiens à signaler que lorsque les textes en italique sont des analepses (Appelés Flashbacks lorsqu'on parle de films/séries tv). Wink

  Aussi, je tiens à vous prévenir que le rythme de parution des chapitres va maintenant passer de deux chapitres par semaines à un seul, je me suis rendu compte que deux chapitres par semaines c'était un peu trop, sachant que je n'ai rien écris à l'avance, je préfère poster moins de chapitres mais de meilleure qualité que deux chapitres de qualité moyenne.

  Désormais, vous aurez donc un chapitre tout les mardis, je m'excuse par avance si ma décision vous gêne ou vous contrarie.


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Re: Moonless Chronicles

le Mar 26 Juil - 15:04
Chapitre 6 : Hors-la-loi

     Cela faisait maintenant presque deux semaines depuis l’attaque et la destruction du village de Lunala. Les deux seuls survivants de la tuerie, Massy Dissilight et Sophie Lumassane, s’étaient réfugiés pendant tout ce temps à l’intérieure d’une caverne située au beau milieu d’une chaîne montagneuse. Cette caverne offrait aux deux jeunes gens un refuge idéal, d’une part, les cristaux qui recouvraient ses parois repoussaient les monstres des environs. D’autre part, la chaine montagneuse ou elle se situait était évitée comme la peste par les êtres humains. Si on en croit une vieille légende transmise de générations en générations dans les villages alentours, le Rockmort, un monstre légendaire qui aurait semé mort et chaos par le passé, sommeillerait quelque part dans ces montagnes. Ainsi, les villageois évitent le plus possible de s’y rendre, craignant de réveiller par mégarde le Rockmort.


      Tandis que Massy, Fiery et Monorpale étaient partis en quête du repas de ce soir, Sophie et Galopa faisait l’inventaire de ce qu’il leur faudrait pour le voyage vers la tour du magicien Panur. La jeune fille, ayant déposée tous leurs biens à terre, vérifiait ce qu’ils possédaient et ce qui leur manquait.

-Et c’est tout au niveau du matériel médical… Murmura l’archère tandis que le Pokémon Chromatique hochait la tête positivement. C’est pas mal, mais Il faudra que nous cueillions plus d’herbes médicinales avant de partir en voyage… Plus on en a mieux c’est. Maintenant, passons aux armes.

    La jeune archère rangea les herbes médicinales qu’ils possédaient dans le sac accroché au cou de Galopa, puis se tourna vers les armes qu’ils avaient.

-Alors on a : Mon bon vieil arc, les restes de l’épée de Massy que j’ai pu aiguiser avec un silex pour en faire un couteau de fortune, et enfin, la dague et la rapière qui appartenaient au grand-père de Massy. Énuméra Sophie. Autrement dit, nous n’en avons pas assez pour entreprendre un voyage aussi périlleux.

     La jeune fille se mit alors à étudier longuement chaque arme sous le regard intrigué du canasson aux flammes bleues. Lorsqu’elle eu terminé, elle ajouta, peu rassurée :

-La dague est en très bon état, et mon arc devrait tenir le voyage. Toutefois, le couteau « Terra » risque de ne pas tenir très longtemps si nous en venions aux armes. Quant à la rapière… Vue son état,  je doute qu’elle tienne bien longtemps elle aussi, je m’étonne d’ailleurs qu’elle ne se soit pas déjà tombée en morceaux. En clair, il faudra racheter des armes, et donc, trouver un moyen de passer inaperçus en ville… RAAAAH c’est compliqué de planifier un voyage !

-Si tu voulais te faire entendre dans toute la chaîne montagneuse, c’est gagné ! Plaisanta Massy qui venait d’arriver, trois lièvres en mains. Alors qu’es que l’inventaire donne ? Que nous manque-t-il ?

-Au niveau du matériel médical, nous aurions besoin de cueillir un peu plus d’herbes médicinales et il nous faudrait aussi des bandages propres. Répondit Sophie. Quant à la nourriture, on en à peu, mais ce n’est pas un problème vue que nous pourrons chasser le gibier sur le chemin. Grâce à la source d’eau que j’ai découverte au fin fond de la caverne, nous avons assez d’eau potable pour tenir trois semaines.

-Tout cela me semble prometteur. S’exclama Massy, enthousiaste, alors qu’il allumait un feu de bois.

-Malheureusement, ce n’est pas vraiment la joie au niveau des armes. Continua Sophie. Le couteau que j’ai fais avec les restes de ton épée ne m’a pas l’air bien solide, mon arc pourrait aussi bien tenir le voyage qu’il pourrait ne pas le faire, et finalement, ta nouvelle rapière va probablement tomber en morceaux sous peu. La seule de nos armes qui ne risque pas de voler en éclats en plein milieu du voyage, c’est ta nouvelle dague. Il y aussi le problème des vêtements, ceux que tu portes en ce moment sont dans un état plus que pitoyable, les miens quand à eux, ne sont guère en meilleur état…

-Ah… C’est problématique en effet… Répondit le bretteur alors qu’il s’occupait de préparer les lièvres pour leur future cuisson. J’imagine que nous devrons donc acheter de nouveaux vêtements et de nouvelles armes… Une idée pour gagner de l’argent et, surtout, entrer en ville sans se faire reconnaître ?

-Et bien, pour entrer en ville, nous pourrions porter des masques. Répondit l’archère. Il est courant pour les guerriers d’en porter dans le but d’intimider leurs adversaires, cela n’éveillera les soupçons de personne. Quant à l’argent… Je suis sûr qu’il y à moyen de s’en faire en capturant quelques hors-la-loi ou en accomplissant les quêtes et les missions affichées à coté des avis de recherche.

-Des hors-la-loi qui capturent d’autres hors-la-loi ? Demanda Massy. Décidément… On aura tout vue. Sinon, ou comptes-tu trouver ces fameux masques ? Ceux que portent les guerriers ne sont pas n’importe quels bouts de bois taillés au hasard je te rappelle.

-Ne t’inquiète pas, je pourrais les fabriquer. Assura Sophie. J’ai appris à le faire avec un marchand itinérant qui passait au village.

-Si tu le dis… Rétorqua le jeune homme, peu rassuré. Alors, quand partons-nous ?

-Demain matin, à l’aube. Répondit la jeune archère. C’est le moment de la journée ou les monstres sont les moins actifs. Nous devrions arriver au village le plus proche avant l’après-midi.




     Au même moment, à plusieurs kilomètres de là, deux hommes se battaient contre une horde de Wolfombres. Le premier, vêtu d’une légère armure blanche aux reflets bleutés, possédait une chevelure bleue claire et des yeux bleus foncés. Le second quant à lui, un homme chauve aux yeux gris acier, se battait torse nu. Son seul habit était un pantalon blanc, en piteux état, tenu par une ceinture de couleur dorée. Le premier homme, ayant replié ses doigts à l’exception du pouce et de l’index qu’il tenait levés, n’avait qu’à pointer de l’index les loups d’ombre pour les repoussés à plusieurs mètres en arrière. Le second homme ne bougeait pas d’un millimètre, les Wolfombres avaient beau le mordre encore et encore, pas une seule goutte de sang ne coulait. Pire, les créatures d’ombre se cassaient littéralement les dents sur lui. Quelques minutes plus tard, les monstres prirent la fuite et les deux hommes en profitèrent pour préparer leur campement pour la nuit.

-T’es sûr de ton coup ? Demanda le second homme alors qu’il allumait le feu de camp.

-Bien sûr que j’en suis sûr ! Répondit le premier. J’ai vue deux feux de camp tout à l’heure, probablement utilisés pour faire cuire un repas, autrement, ils seraient toujours allumés.

-Très bien ! S’exclama l’homme torse nu. Dans ce cas, il ne peut s’agir que de deux choses : Soit des aventuriers curieux d’explorer ces « montagnes maudites» comme disent les villageois….

-Soit des criminels qui essayent d’échapper à leurs jugements. Compléta calmement l’homme en armure visiblement joyeux. J’espère qu’il s’agit bel et bien de proies à ajouter à notre tableau de chasse !

-Combien y en  a-t-il à ton avis ? Demanda l’homme aux yeux gris acier.

-Quelle importance ? Répondit celui aux yeux bleus foncés. Une armée ne saurait nous arrêter !




     Le lendemain, lorsque les premiers rayons du soleil atteignirent la caverne, les deux jeunes gens originaires de Lunala étaient déjà levés.

-Qu’es que c’est que ces horreurs ?! S’écria Massy, atterré, en contemplant deux bouts de bois mal taillés et peinturlurés de façon douteuse. Et tu oses appeler ça des masques de guerriers ?

-Qu’es que tu racontes ? Demanda Sophie. Mes masques sont sublimes ! De vrais œuvres d’art !

-Ces choses sont de loin les pires… Commença le bretteur qui se ravisa bien vite lorsqu’il remarqua le regard assassin que lui portait l’archère. Euh… Je voulais dire les meilleurs masques qu’il m’ait été donné de voir dans ma vie !

-J’aime mieux ça ! S’exclama Sophie, enjouée. Allez ! En route mauvaise troupe !

-J’t’en ficherais, moi, des mauvaises troupes… Murmura tout bas le bretteur.

-Tu as quelque chose à me dire ? Demanda Sophie, suspicieuse. J’ai cru entendre des chuchotements.

-Non, rien. S’empressa de répondre le fils Dissilight. Cela devait être le son du vent qui s’engouffre dans la caverne ! En route !

     Ainsi, le jeune homme et la jeune fille, cachés sous leurs masques de guerriers, partirent en direction du village de Sunalia. Le bretteur chevauchant Fiery et l’archère à dos de Galopa avançaient à vive allure jusqu’au moment ou la benjamine Lumassane fit signe à son ami de s’arrêter :

-Attends deux secondes Massy ! J’ai cru voir quelque chose par terre !

-Quoi ?! Répondit ce dernier, n’ayant pas clairement entendu depuis le ciel.

     Tandis que l’oiseau du désert atterrissait, la jeune fille, étant descendue du canasson enflammé, se précipitait sur ce qui semblait être un joyau incrusté sur le sol de la montagne.

-Magnifique ! S’écria l’archère en pleine contemplation. Cette pierre est splendide !

-C’est une pierre précieuse ? Demanda Massy qui venait d’arriver sur les lieux. Comment as-tu fais pour distinguer ce joyau ? Il à la même couleur que la roche !

-Peu importe ! Répondit la jeune fille. Tu as vue la taille de cette pierre ? Si on l’extrait et qu’on la vend, on va devenir riches !

-Hmm… Cette pierre ne ressemble à rien de ce que j’ai pu voir à la capitale. Constata le jeune homme. Elle est soit très rare, ce qui veut donc dire très chère, soit si commune que sa valeur marchande encourage les gens à ne pas tenter de la revendre.

-Arrête de faire ton rabat-joie ! S’exclama l’archère. On à trouvé un joyau et on va le vendre pour acheter ce dont on à besoin, c’est un signe du destin !

-Si tu le dis… Répondit tout simplement Massy qui savait que quoi qu’il puisse faire ou dire, il n’arriverait pas à convaincre son amie du contraire. Comment comptes-tu t’y prendre pour l’extraire alors ?

-Et bien…. Nous pourrions utiliser le couteau Terra. Proposa la jeune fille. Tu m’as dis il y a longtemps que cette épée possédait la force magique de la terre, j’en conclus que le couteau peut briser la roche !

-Ça ne marche pas comme ça les éléments magiques ! Répondit négativement le bretteur. Magie ou non, une épée reste une épée, elle ne peut pas briser la roche sans que son manieur n’ait les qualifications requises pour ce faire. De plus, comme tu le dis si bien, c’est maintenant un couteau, la quantité de magie qu’il doit renfermer est probablement très faible.

-Cela à très bien marché pourtant. S’exclama l’archère en tendant le joyau vers Massy.

-Impossible ! S’étonna le bretteur lorsqu’il tint la pierre entre ses mains. C’est totalement impossible ! Montre-moi comment tu as fais !

-J’ai juste planté le couteau dans le sol comme cela et puis… Expliqua la jeune fille en tentant, sans succès, d’enfoncer le couteau dans la roche au niveau de l’ancien emplacement du joyau. Ça ne marche plus !

-Haha, très drôle. Ricana faussement le bretteur. Maintenant, montre moi comment tu as réussi cet exploit.

-Mais je ne rigole pas ! S’énerva la jeune fille qui pris des mains de Massy la pierre précieuse avant de la remettre à son ancien emplacement. J’ai pris le couteau et je l’ai enfoncé dans le sol comme ça !

    La lame aiguisée au silex de l’ancienne épée s’enfonça alors dans la roche aussi facilement qu’elle s’enfoncerait dans du beurre sous le regard du jeune homme, éberlué.

-In-incroyable… Bégaya-t-il de surprise. Cette pierre… Peut-être qu’elle amplifie la puissance magique contenue dans l’épée… Ou bien peut être qu’elle agit sur la roche d’une manière ou d’une autre… Mais en tout cas, ce n’est pas une simple pierre précieuse, ça ne fait aucun doute !

-Quoi qu’il en soit, on va la vendre et on pourra s’acheter ce qui nous manque ! Répondit la jeune fille, cachant sa joie d’avoir cloué le bec à son ami.

-Je ne crois pas non ! S’exclama quelqu’un d’un ton assuré. Vous allez vous rendre bien gentiment et aller en prison pour vos crimes !

-J’ajouterais que nous allons fêter notre victoire à la taverne du coin après votre capture. S’exclama quelqu’un d’autre d’un ton calme et posé.

     Les deux hommes ayant combattu une horde de Wolfombres la veille apparurent à plusieurs mètres devant les deux jeunes gens de Lunala. Derrière eux, un jeune homme tout de noir vêtu d’une quinzaine d’années environ. Il possédait de longs cheveux écarlates hérissés vers l’arrière et des yeux orange foncées. Son visage était quant à lui, creusé par un manque évident de sommeil. Ce jeune homme, qui donnait l’impression de dormir debout, avait les mains solidement attachées par une corde tenue par l’homme en armure.

-Qui êtes-vous ? Demanda Massy en retirant son masque. Et comment nous avez-vous reconnu sous nos masques ?

-On ne vous avait pas reconnus. Répondit l’homme torse nu d’un ton moqueur. Par contre, on savait que seul des hors-la-loi porteraient des masques de guerrier aussi mal faits. Franchement, ou avez-vous dégoté ces horreurs ? Au marché aux puces ?

-Je ne vous permets pas de critiquer mon art ! Rétorqua Sophie qui retira elle aussi son masque pour lancer un regard assassin aux deux hommes.

-Sans vouloir vous vexer, même le dernier des imbéciles ne tenterait pas d’entrer en ville avec ces … Choses, pour rester poli. Répondit l’homme en armure. Et si nous nous présentions mon cher ami?

-Je suis bien d’accord mon vieil ami ! S’exclama l’homme aux yeux gris acier. Je suis Supra-Airmure, l’homme au corps plus solide qu’un Airmure !

-Alex The Dust, pour vous servir. Se présenta l’homme en armure alors qu’au dessus de lui se formait un étrange amas de poussière. Et je suis un Poussièromancien, ou si vous préférez, un homme contrôlant la poussière à sa guise.

-Ensemble, nous formons le plus grand duo de chasseurs de primes au monde ! Expliqua le dénommé Supra-Airmure. Et nous allons vous capturer ! À ce propos, qui sont-ils ?

-Dissilight l’ombrageux, 200 Galds et… Répondit Alex en marquant un temps d’arrêt alors qu’il feuilletait un énorme tas d’avis de recherche. Sophie Shine Lumassane l’éclaire, 80 000 Galds. En tout, leurs têtes valent 280 000 Galds, et avec la prime de notre belle au bois dormant, ça nous fait 460 000 Galds.

-Autant ? S’étonna l’homme aux yeux gris acier. Avec de telles primes, on va pouvoir se payer un vrai petit gueuleton ! Si seulement nos journées étaient toutes aussi bien payantes que celle-ci…

-Vous parlez comme si vous nous aviez déjà capturés ! S’exclama Sophie, excédée par ces deux hommes. Cet excès de confiance vous perdra ! Venez ! On vous attend de pieds fermes !

-Quelle impolitesse ! S’exclama Alex. L’avis de recherche n’a pas menti, vous manquez effectivement de savoir vivre jeune fille ! De surcroit, vous ne croyez pas si bien dire jeune fille ! Regardez donc à vos pieds.

     Sophie et Massy s’exécutèrent, constant que leurs pieds et les pattes de leurs montures respectives étaient ensevelis sous un gigantesque amas de poussière qui les empêchaient tous de faire le moindre pas.

-J’ai placé cette poussière pendant que nous discutions moi et Supra. Expliqua Alex. Si vous ne vous rendez pas, je fermerais le poing gauche, ce qui équivaut à broyer vos pieds avec ma poussière.

-Comme si un peu de poussière pouvait faire ça ! S’exclama Massy, incrédule.

-Voyons ce qu’un peu de poussière, comme tu dis, peut faire à ce rocher là bas. Répondit l’homme aux yeux bleus en pointant un énorme rocher un peu plus loin.

     Un autre amas de poussière se forma alors en tournoyant au tour d’Alex qui pointa le rocher de la main droite, projetant ainsi à toute vitesse la poussière en direction du dis rocher dans lequel ont pouvait distinguer, quelques secondes plus tard, un trou net et précis.

-Chaque grain de poussière que je contrôle est saturé par ma force magique. Expliqua Alex. Grâce à cela, je peux réaliser des attaques aussi dévastatrices que celle-ci, ou bien celle dans laquelle se trouvent actuellement vos pieds. Alors rendez-vous sans faire d’histoires, à moins que vous ne teniez à finir handicapés à vie.

     C’est alors qu’un sifflement retentit derrière les deux chasseurs de primes qui se retournèrent d’un bond pour recevoir chacun un violent coup de poing au visage qui les projeta au sol. Quelques secondes plus tard, un Braisillon, ayant déposé un sabre à terre près des liens carbonisés qui retenaient le jeune homme tout de noir vêtu, se posa sur l’épaule de ce dernier. Il fut très vite rejoint par un Griknot venu du sol qui ramenait lui aussi un sabre. Le jeune homme à la chevelure écarlate sourit alors et saisi les deux lames qu’il rengaina de suite avant de se tourner vers les deux hommes, encore sonnés.

-Je vais vous faire passer l’envie d’attaquer les gens dans leurs sommeils ! S’exclama le jeune homme tout de noir vêtu dont les yeux orange reflétaient une rage de vaincre et une détermination non dissimulées. Je vais vous réduire en cendres, foi de Karimfire !

     C’est à lors que ses deux mains s’enflammèrent et qu’il fit un bond magistral vers les deux chasseurs de primes. Alex, pris de court, dû rappeler toute la poussière qu’il contrôlait à cet instant pour ériger une barrière protectrice.

-On l’a sous-estimé. Constata le Poussièromancien. Je n’aurais jamais cru qu’il possédait un tel pouvoir.

-Ne t’inquiète pas. Répondit Supra-Airmure. Une fois que j’aurais durci mon, ses flammes ne me feront presque plus rien, tu n’auras alors qu’à te protéger toi-même pendant que je m’occupe de cet avorton.

-Vous nous oubliez un peu vite ! S’exclama Massy qui apparut en un instant derrière les deux hommes qui, une fois de plus, eurent à encaisser un violent coup de poing au visage chacun. Ça, c’est pour avoir ruiné nos chaussures !

     Alors que les deux chasseurs de primes tentaient de se relever une fois encore d’un coup inattendu, une flèche vint se planter dans l’épaule de Supra-Airmure et une autre se planta dans la cuisse d’Alex.

-Ça vous apprendra à dire que je manque de savoir vivre. Hurla Sophie, hors d’elle. Et mes masques sont magnifiques ! Vous n’y connaissez rien à l’art !

-Co-Comment vous êtes vous échappés de l’attaque d’Alex ? Demanda Supra-Airmure, ébranlé.

-On ne s’est pas échappés, il a retiré de lui-même la poussière pour se protéger. Répondit Massy, sourire aux lèvres. Allez ! Rendez-vous, vous êtes cernés !

-Vous croyez avoir gagné la partie hein ? Demanda Alex, arborant un sourire des plus effrayants. Supra, durci ton corps !

-Impossible ! Répondit l’homme aux yeux gris acier. Tu sais bien que la douleur me déconcentre trop pour que je puisse utiliser mes pouvoirs !

     Une gigantesque vague de poussière se dirigeant dans toutes les directions à la fois surgit alors du corps d’Alex qui semblait faire un effort surhumains pour contrôler cette attaque. Supra-Airmure fut littéralement balayé par la vague qui l’emporta en direction du jeune homme vêtu de noir qui était en sécurité avec Braisillon sous l’attaque Abri de Griknot.

-C’était chaud ! S’exclama le jeune homme aux yeux oranges. Heureusement que tu as appris Abri, hein Griknot ?

Sophie quant à elle fut sauvée in-extremis par Galopa qui avait augmenté sa vitesse au maximum grâce à plusieurs Hâtes.

-C’était moins une. Souffla la jeune fille. Merci Galopa

Enfin, Massy fut saisi par Fiery quelques secondes avant que la vague ne s’abatte sur lui.

-Une fois de plus tu me sauves la mise Fiery. S’écria le bretteur. Que ferais-je donc sans toi ?

     Quelques minutes plus tard, lorsque l’attaque d’Alex s’arrêta enfin, les trois jeunes gens se retrouvèrent devant les corps inanimés d’Alex et Supra-Airmure.

-Vous croyez qu’ils sont morts ? Demanda Sophie, gênée.

-Non, ça va, ils respirent encore. Répondit le jeune homme tout de noir vêtu.

-Profitons-en pour filer. Murmura Massy à Sophie.

-Attendez ! S’exclama le jeune homme vêtu de noir. Vous n’allez quand même pas partir sans vous présenter ! On s’est battus ensemble après tout !

-Je suis Sophie Shine Lumassane. Se présenta cette dernière. Et voici mon Galopa.

-Et moi c’est Karim Ignis Blazindark, dit Karimfire le flamboyant. Se présenta le jeune homme tout de noir vêtu. Sur mes épaules, Braisillon et Griknot, mes compagnons.

-Je suis Massy Luminis Dissilight. Se présenta le bretteur. Elle c’est Fiery, ma fidèle monture et lui, dans le fourreau un peu trop court, c’est mon Monorpale.

-Dissilight ? Répéta Karim. C’est la famille qui régnait sur Lunala avant sa destruction c’est ça ?!

-Effectivement. Répondit le jeune Dissilight. Tu t’es bien renseigné.

-Vous venez de Lunala alors?! S’empressa de demander le jeune homme aux pupilles oranges.

-Oui. Répondit simplement Sophie.

-Alors vous savez ce qui est arrivé à ce village ?! Demanda Karim.

-C’est une longue histoire… Répondit Massy. En plus, ça ne m’étonnerais pas que tu ne nous crois pas.

-Peu m’importe qu’elle soit longue ! Rétorqua le jeune Blazindark. Racontez-moi juste ce que vous savez !

-Si tu insistes… Accepta Sophie. Tu n’as qu’a venir avec nous, nous te raconterons tout autour d’un bon repas ce soir.

-Très bien. Répondit Karim. Mais avant ça, je vais prendre l’argent de ces deux chasseurs de prime, je suis un peu à sec. Au fait, vous avez pu récupérer votre joyau ?

-Oui, je l’ai rangé dans ma poche. Acquiesça Massy qui se mit à fouiller dans la poche de sa chemise. Il… Il n’y est plus !

-Quoi ? Demanda Sophie, effarée. Tu l’as perdu ? Et bien bravo !

-Pas de panique, je l’ai. Rassura le jeune homme en tendant le joyau vers les deux jeunes gens, intrigués. En fait, je vous ai demandé vos noms uniquement pour le prendre.

-Tu as quoi ? Hurlèrent en cœur les deux survivants de Lunala.

-Mais comme on est maintenant amis… Continua Karim un peu gêné. Je vous le rends.

-Encore heureux. S’écria Sophie.

-Et qui t’as dis qu’on était amis ? Demanda Massy, énervé de s’être fait voler cette pierre précieuse aussi facilement.

-On s’est battus ensemble contre ces deux là… Commença le jeune Blazindark en montrant du doigt Alex The Dust et Supra-Airmure. Et vous allez me renseigner sur la destruction de Lunala, alors soyons amis tous les trois ! Entre hors-la-loi, il faut se serrer les coudes !

-Tant que tu ne tentes pas d’autres coups fourrés, ça me va. Répondit Sophie, joyeuse à l’idée de s’être fait un nouvel ami.

-Très bien, soyons amis. Accepta le jeune bretteur, méfiant. Mais je t’ai à l’œil ! Alors n’essaye pas de nous prendre en traitre !

-Je suis peut-être un voleur… Mais j’ai un code d’honneur. Dit Karim en se rapprochant des deux chasseurs de primes évanouis. Je ne vole pas les gens que je considère comme mes amis. Et pour vous montrer ma bonne foi, je vous offre la moitié de l’argent que possédaient ces deux là, qu’en dîtes-vous ?

-J’en dis que nous ne sommes pas des voleurs. Répondit Massy. Alors c’est...

-Oui. Continua Sophie en empêchant son ami de finir sa phrase. Nous acceptons avec plaisir, nous sommes nous aussi à sec. C’est très gentil de ta part Karim. N’est-ce pas Massy ?

-Mais…  Commença le bretteur.

-N’est-ce pas ? Redemanda Sophie en se faisant plus menaçante à l’égard de son ami.

-Oui c’est très gentil ! S’empressa de répondre le fils Dissilight qui ne tenait pas à connaître le sort que lui réservait son amie. Merci Karim !

-En tout ils avaient 51 321 Galds sur eux. Dit Karim. Je vous donne donc 25 661 Galds, et je garde le reste pour moi, cela vous convient-il ?

-Bien sûr ! Acquiesça Sophie en prenant le sac emplie de pièces d’or que lui tendait leur nouvel ami. Merci, cet argent nous aidera beaucoup pour notre quête.

-Votre quête ? Demanda Karim, intrigué.

-On t’expliquera autour du repas de ce soir. S’écria Massy, excédé par la situation. En attendant, remettons nous en route. As-tu un cheval ou quelque chose qui pourrait te porter ?

-Non, je me déplace toujours à pieds. Répondit négativement le jeune homme à la chevelure écarlate.

-Tu peux monter avec moi sur Galopa alors. Proposa Sophie.

-Non, il montera avec moi. Décida Massy. Galopa est déjà plus lent que Fiery, alors autant ne pas l’alourdir davantage.

-N’insinuerais-tu donc pas que je pèse lourd ? Demanda Sophie, vexée.

-Tu sais très bien que ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Démenti le bretteur, au bord de la crise de nerfs. Je sens que cette journée va être longue…

-Et moi je sens que je ne suis pas prêt de m’ennuyer avec vous deux ! S’écria Karim, enjoué. Ou allons-nous alors ?

-Nous allons à Sunalia pour acheter des armes, des vêtements, des bandages propres, et quelques objets qui pourraient nous être utiles. Répondit l’archère.

-Ah ? Ce, n’est pas la peine d’acheter de nouveaux vêtements. Dit le jeune Blazindark. Braisillon, rapporte moi mon sac je te prie. En tant que voleur professionnel, j’en ai des centaines qui me servent à me déguiser.

     Le Pokémon volant s’envola haut dans le ciel et se dirigea à toute vitesse vers le nord. Quelques minutes plus tard, il revint avec un petit sac rouge et doré.

-Et c’est ça qui est censé contenir ces centaines de vêtements ? Demanda Massy, sceptique.

-Oui, c’est un sac magique. Expliqua le jeune homme à la chevelure écarlate tout en retirant trois masques de guerriers, tous plus grands que le sac. Il peut contenir un millier d’objets, quelles que soient leurs tailles. Mettez donc ces masques là, ceux que vous portez actuellement son mal faits, ils éveilleront probablement les soupçons des villageois.

-Fascinant ! S’exclama Massy, émerveillé par le sac magique.

-Mes masques sont-ils vraiment si mauvais ? Demanda Sophie, boudeuse.

-Sans vouloir te vexer, oui, ils sont mal faits. Répondit Karim. Très mal faits, même.

-Très bien… Se résigna la jeune fille.

     Quelques minutes plus tard, les trois jeunes gens masqués, ayant enfilés des vêtements neufs fournis par Karim, se mirent en route pour le village de Sunalia ou ils sont censés acheter ce qui leur manque pour entamer leur voyage vers la tour du dénommé Panur.


Sous la lumière blafarde de la lune , Je fais des promenades nocturnes , Entièrement vêtu de noir , Tu ne peux point me voir le soir , Dans l'ombre je me déplace , Rencontre moi et tu trépasse , Ma lame plus sombre que la nuit , Te tranchera avant que tu n'ais fui , Et avant même de sentir la douleur , La peur t'envahit et tu meurs , J'ai tellement tué , Que plus personne n'ose m'approcher , Pourtant quand le jour s'es levé , On ne peut que me contempler , Pourquoi me demanderez-vous , Car retenue par mon cou , Une épée de cristal , Émet une lueur bel et bien fatale , Toi comme les gens du jour , Me souhaitez le bonjour ,Toi comme les gens du soir , M'appelez L'Épéiste Noir.
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Re: Moonless Chronicles

le Mar 26 Juil - 15:20
Et voilà, chapitre 6 posté! Comme d'habitude, je vais éclaircir un point du chapitre, et ce point c'est... :Suspens: Les chasseurs de primes. Very Happy

Alors, dans l'univers de l'histoire, il est courant pour les chasseurs de primes de posséder un surnom, un diminutif, un sobriquet ou autre. Ils sont un peu les supers-héros du royaume de Bang, il est donc très rare qu'ils utilisent leurs vrais noms! Exemple: Le grand père de Massy: Vif Argent. Pratiquant souvent la chasse aux hors-la-loi dans sa jeunesse, il à très vite été surnommé Vif Argent pour ses coups si rapides qu'on ne distinguait de sa rapière qu'une vague trace argentée. Wink

Mardi prochain: Chapitre 7! Smile


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Re: Moonless Chronicles

le Mar 2 Aoû - 12:51
En raison de plusieurs petits problèmes personnels, je ne pourrais malheureusement pas poster le chapitre de cette semaine. Vous aurez donc le chapitre 7 la semaine prochaine. Désolé de devoir reporter sa publication Sad


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Re: Moonless Chronicles

le Mar 9 Aoû - 16:01
Chapitre 7 : Moonfull

     Sur la grande place du village de Sunalia, trois jeunes guerriers masqués, accompagnés par quatre Pokémons et un monstre, décidaient du rôle de chacun.

-Je m’occupe d’acheter les armes. Dit le guerrier au masque vert qui n’était autre que Massy. Si j’en crois ton plan de la ville Karim, l’armurerie se situe au nord-ouest d’ici.

-Effectivement. Confirma Karim dont le visage était caché par un masque violet. Puisque tu t’occupes des armes, qu’allons-nous faire moi et Sophie ?

-Je pense m’occuper des vivres et du matériel médical. Répondit la guerrière au masque bleu. Il ne reste donc qu’une seule chose à faire : Faire expertiser le joyau Terra.

-Arrête de l’appeler comme ça ! S’exclama le fils Dissilight. Si ça continue, tu vas donner le nom de mon ancienne épée à tout et n’importe quoi !

-Je l’appelle ainsi car je l’ai retiré avec le couteau fait à base des restes de ton épée. Se justifia Sophie. Alors, en attendant l’avis d’un professionnel, je continuerais de l’appeler joyau Terra, que ça te plaise ou non.

-Soit. Se résigna le bretteur. Alors, qui va faire expertiser la pierre ?

-Moi évidemment. Répondit Karim. Vous avez déjà vos propres tâches à accomplir, celle-là est pour moi.

-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Hésita Massy. Qui nous dit que tu ne vas pas en profiter pour t’enfuir avec le joyau ?

-Moi je le dis ! S’exclama le jeune homme, tout de noir vêtu, en faisant les yeux doux aux deux jeunes gens. Faites-moi confiance.

-Hmm. Fit le bretteur en réfléchissant à la question.

-Fais-lui confiance ! S’exclama l’archère faisant elle aussi les yeux doux.

-Très bien… Céda le jeune homme au masque vert. Mais saches que tu n’as pas intérêt à nous faire faux bond.

-Et essaye de le vendre à bon prix. Continua Sophie en souriant.

-Très bien. Acquiesça Karim. Soit je le vendrais à un prix convenable, soit je ne le vendrais pas du tout. De toute façon, il vaut mieux que je m’occupe de la vente, je m’y connais assez en pierres précieuses pour ne pas me faire arnaquer, contrairement à vous.

-Mais pourquoi ai-je accepté qu’il nous accompagne jusqu’ici ? Murmura tout bas Massy.

-Hein ? Tu as dis quelque chose ? Demandèrent en cœur Sophie et Karim.

-Non, rien du tout. S’empressa de répondre le bretteur.

     Ainsi, les trois jeunes gens s’en allèrent chacun de leurs côté, suivis de près par leurs compagnons respectifs. Massy, accompagné de Fiery et Monorpale, arriva rapidement au « Bon Acier », seule armurerie du village de Sunalia, laissant l’oiseau du désert dehors, il entra dans la boutique.

-Bonjour, il y a quelqu’un ? Demanda-t-il une fois à l’intérieur.

-B’jour p’tit. Salua un homme d’une cinquantaine d’années, l’air à moitié endormi. Appelle-moi Garret, je suis le propriétaire du « Bon Acier ». Qu’es que j’peux faire pour toi ?

-Je cherche quelques armes de bonne qualité. Répondit le bretteur. Neuves, si possible. Le tout pour un prix raisonnable.

-T’as frappé à la bonne porte p’tit. Répondit l’armurier. J’te conseille par contre de te débarrasser d’cette rapière, elle est bonne à jeter.

-Merci du conseil. Remercia poliment le bretteur. Mais j’y tiens, elle à une grande valeur sentimentale pour moi.

-Hmm, très bien. Répondit l’homme qui étudiait, intrigué, la dite rapière. Attends voir, cette arme… C’est… Non, impossible…

-Quoi ? Demanda Massy, intrigué.

-Ne s’agirait-il pas de l’arme que maniait Vif Argent ? Demanda l’armurier, impatient d’avoir une réponse.

-Oui, pourquoi ? Le connaissiez-vous ? Demanda le fils Dissilight.

-Si tu as cette épée, c’est que tu es proche de lui ! S’exclama Garret.

-Oui, c’est mon grand-père. Répondit le jeune homme au masque vert. Mais vous n’avez toujours pas répondu à ma question. Le connaissiez-vous ?

-Si je l’ai connu ? Répéta l’armurier. Pas vraiment, toutefois, je l’ai rencontré une fois, il y a très longtemps. Et je lui dois tout.

-Comment ça ? Demanda le bretteur, encore plus intrigué. Qu’entendez-vous par là ?

     Garret alla chercher deux tabourets, il s’assit sur le premier, et tendit le deuxième au jeune homme qui s’assit bien volontiers. L’homme se mit alors à raconter, une pointe de tristesse dans le regard, son histoire :

-Il y a bien longtemps, une quarantaine d’années environ, une épidémie ravageuse frappa Sunalia. Beaucoup sont morts de ce mal mystérieux auquel on ne trouvait aucun remède, parmi eux, mon père. Quant aux rares personnes, qui, on ne sait trop comment, réussirent à survivre à la maladie, elles en ressortir marquées à vie, chacune à leurs manières. Parmi celles-ci, ma mère, une couturière dont les mains étaient totalement paralysées. Mon père ayant succombé à la maladie, j’étais la seule personne sur laquelle ma mère pouvait compter, ainsi, je repris l’ancien travail de mon défunt père, c'est-à-dire, chasseur. Bien évidemment, il était très difficile pour un enfant d’une dizaine d’années tel que moi à l’époque, de subvenir à ses besoins et à ceux de sa mère et de sa sœur, surtout en prenant un métier aussi dangereux que celui là. Toutefois, je me débrouillais assez bien pour ramener de quoi manger à la maison, j’ai même pensé, à un moment donné, que j’y arriverais seul. Malheureusement, un beau jour, quand une bête monstrueuse fit son apparition dans les bois, tous les chasseurs durent arrêter leur travail, ma famille, plus que toutes les autres, dû en pâtir. Ne trouvant aucun autre moyen que la chasse pour nourrir les miens, j’ai finalement décidé, malgré les mises en grades des villageois, de braver l’interdiction et d’aller chasser dans les bois. Mal m’en pris, à peine eu-je le temps de chasser un lièvre, que l’odeur du sang attira le monstre des bois. Il était gigantesque, mis à part sa taille, je ne me rappelle que d’une chose à propos de lui, ses yeux, des yeux rouge sang qui n’inspiraient qu’une seule et unique chose, la peur. Au moment ou la bête allait se jeter sur moi, un homme surgit de nulle part et terrassa la bête d’un coup d’épée, et cet homme, c’était Vif Argent. Après lui avoir raconté mon histoire, il me fit don d’une somme d’argent faramineuse pour l’époque, me conseillant de l’utiliser à bon escient. Cet argent me permit de subvenir aux besoins de ma famille pendant des années, et grâce à lui, j’ai pu me payer l’apprentissage l’ancien armurier de l’époque. Pour ainsi dire, cette rencontre m’a tout donné, sans cela, ma famille aurait fini, un jour ou l’autre par dépérir. Je dois donc beaucoup à ton grand-père, euh… Comment t’appelles-tu mon enfant ?

-Massy. Répondit tout simplement le bretteur, subjugué par cette histoire.

     C’était la première fois qu’il entendait une histoire sur son grand-père de la bouche de quelqu’un d’autre que ce dernier, et c’étais d’ailleurs la première fois qu’il se rendait réellement compte de tout le bien qu’avait fait celui qui l’avait formé, à cet instant précis, il souhaitait plus que jamais, ressembler à son grand-père.

-Passons. Dit l’armurier en se levant. De quoi as-tu besoin exactement ?  

-Une épée lourde, une épée légère, une dague, un couteau facile à magner  et un arc. Énuméra le bretteur.

-Hmm, je vais aller en arrière boutique te chercher tout ça. Dit l’armurier. Attends-moi, ça ne devrait pas prendre trop de temps.

-Très bien. Répondit le fils Disslight, toujours assis sur son tabouret.

     Les minutes passèrent sans que le jeune homme n’ai toujours signe de l’armurier, et finalement, après presque une demi heure d’attente, le maître des lieux sortis de ce qu’il appelait l’arrière boutique avec deux épées enroulée à l’intérieure de draps, sensés les protéger de la poussière.

-Voici la Laevatine. Fit l’armurier en sortant une épée dont la lame était si rouge qu’on aurait dit du sang cristallisé. Une arme forgée via la combinaison de deux matériaux très rares : L’obscurite et l’orichalque. Elle possède à la fois l’attribut magique lumière, octroyé par l’orichalque, et l’attribut magique ténèbres, octroyé par l’obscurite. L’épée est aussi renforcée par un attribut magique feu, ajouté à la lame par un sorcier, c’est ce qui donne cette magnifique couleur rouge.

-Sublime ! S’exclama Massy, subjugué devant une telle épée. Une arme à trois attributs magiques, c’est probablement rarissime !

-Pas autant qu’on le croirait. Répondit l’armurier en sortant une épée fine dont la lame argentée semblait entourée par une aura mystérieuse. Et voici le Kikuichimonji. C’est une arme forgée à partir de mithrill, un matériau rare, léger et solide. Cette épée renferme l’attribut magique vent, contenu naturellement par le mythrill et amplifiée par un sort qui explique cette aura qui entoure l’arme. L’épée a été forgée selon un model traditionnel de l’empire de Big.

-Les deux épées sont sublimes ! S’extasia le bretteur, enthousiaste à l’idée de manier l’une des deux lames. Malheureusement, je ne crois pas avoir assez d’argent pour acheter une de ses deux armes.

-Ne t’en fais pas mon garçon, je te les offres. Répondit l’armurier. De toute façon, à la base, elles ne sont même pas destinées à être vendues.

-Quoi ? Demanda Massy, surpris d’une telle gentillesse. Je ne peux pas accepter un tel cadeau, c’est beaucoup trop.

-Ton grand-père m’a sauvé la vie et m’a permis de devenir ce que je suis aujourd’hui. Expliqua l’armurier. Alors, je suis content à l’idée de rendre la pareille à son petit fils. De plus, en les offrants à quelqu’un que je considère digne de les manier, j’honore la volonté de mon défunt maître qui a forgé ces armes exceptionnelles à la sueur de son front. Alors prends-les, Massy, j’insiste.

-Très bien. Accepta joyeusement le fils Dissilight. Et qu’en est-il des autres armes que j’ai demandées ?

-Pour le couteau et la dague, tu peux aller prendre celles qui te plaisent gratuitement dans la caisse au fond. Répondit l’homme en pointant du doigt la dite caisse. Par contre, je suis désolé, mais je n’ai plus d’arc en stock, et comme aucun marchand n’est venu me réapprovisionner depuis un long moment, je doute que j’en aurais de si tôt. Je suis désolé mon garçon.

-Ne vous excusez pas, et merci pour tout. Remercia le jeune homme, gêné. Vous en avez déjà beaucoup fait, ces deux épées vont nous êtres très utiles à moi et à mon amie, merci.

-Mais de rien mon enfant, ça m’a fait plaisir de t’aider, même si je ne pourrais jamais vraiment régler ma dette envers ton grand-père. Répondit l’armurier. À ce propos, comment va-t-il ? J’aimerais bien avoir de ces nouvelles.

-Il est mort… Répondit sombrement Massy. C’est d’ailleurs pour ça que moi et mon amie nous voyageons.

-Je… Je suis désolé. S’excusa prestement l’armurier. Co… Comment es-ce arrivé ? Si ce n’est pas trop indiscret bien sûr.

-Il s’est sacrifié pour me sauver… Expliqua le bretteur. Mais il n’a pas pu tuer son adversaire, et je n’ai pas pu le venger non plus…

-Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour soulager ta douleur mon enfant ? Demanda l’homme, ayant un regard compatissant. Je sais à quel point cela peut bouleverser quelqu’un de perdre un être cher…

-Non, vous en avez déjà assez fait pour moi. Répondit Massy en se dirigeant, armes en sac, vers la sortie. Merci pour tout.

     Ayant retrouvé Fiery, le jeune Dissilight s’en alla vers la grande place, lieu de rendez-vous avec ses amis. Garret l’armurier, l’observant partir d’un regard bienveillant.



     Sophie, ayant fait toutes les emplettes nécessaires, se dirigeait elle aussi vers la grande place, soudain, une voix familière se fit entendre de derrière elle.

-Je vois que tu as survécue, ma chère et tendre. Fit la voix. Alors ? Pas trop dur d’avoir tout perdu ?

-Espèce de monstre ! Cria à tue-tête la jeune fille en se retournant pour voir l’homme au crâne de fauve qu’elle avait rencontrée sur le chemin la menant aux ruines de Lunala.

     Ce dernier, était assis, tout sourire, sur le dos de Galopa qui venait à peine de le remarquer.

-Monstre ? Répéta-t-il. C’est mon deuxième prénom, mais toi, tu peux m’appeler Lionyx. Je fais partie de Frost.

-Qu’es que c’est ? Demanda Sophie, sur ses gardes.

-La guilde d’assassins la plus connue du royaume de Bang voyons ! S’exclama le dénommé Lionyx, affligé devant le manque de connaissances de son interlocutrice. Notre réputation n’est plus à faire pourtant ! On est connus, même à l’empire de Big !

-Cela ne me dit toujours rien. Répondit l’archère, attendant le moment propice pour sortir son arc et décocher une flèche.

-C’est ça que tu cherches ? Demanda Lionyx en tendant un arc dans un état parfait à la jeune fille. Je lui ai rendu son aspect d’origine pendant que tu faisais les courses.

-Pourquoi aurais-tu fais ça ? Demanda la jeune fille, encore plus méfiante.

-Disons que… Commença l’homme au crâne de fauve, cherchant ses mots. J’éprouve quelques remords à l’idée d’avoir participé à la destruction de ton village, aussi, je voulais m’excuser pour ce que je m’apprête à te dire.

-Que t’apprêtes-tu à me dire ? Demanda la jeune fille, soudain intriguée.

-Nous détenons ton petit frère. Dit l’homme au crâne de fauve. Et si tu ne fais pas exactement ce qu’on te demande, je ne garantis en rien de sa survie.

-Impossible ! Il est mort comme toute ma famille ! Répondit Sophie, les larmes aux yeux. J’ai vue du sang partout chez-moi lorsque j’y suis allé après l’attaque du village !

-Non, contrairement au reste de ta famille, il a survécu et à réussi à s’enfuir dans les bois. Contredit Lionyx. Je l’ai rencontré juste après t’avoir quittée, au début, j’allais le tuer, comme le demandais mon travail, mais il m’a dis et je cite : « Ma grande sœur et son ami vont venir me sauver ! Tu n’as aucune chance face à eux méchant ! ». Et c’est là que j’ai compris qu’il parlait de toi et du petit fils de Vif Argent, je l’ai donc emmené avec moi et il est actuellement détenu prisonnier dans une de nos bases secrètes.

- Donnez-moi une preuve de ce que vous avancez. S’exclama Sophie qui se surpris à espérer que les dires de son interlocuteur soient vrais, elle qui fut la plus bouleversée par la perte de ses proches, était prête à s’accrocher au plus infime espoir de revoir un jour, en vie un membre de sa famille.

-Une preuve ? Répéta l’homme au crâne de fauve. Je crois me rappeler qu’il m’a dit que son rêve le plus cher était de devenir aussi fort que le grand-père de ton ami pour pouvoir protéger le village comme il le faisait avant sa destruction.

-Il ne l’a dit à personne d’autre que moi… S’étonna Sophie. Alors… C’est… C’est vrai ?

-Oui. Répondit simplement Lionyx.

-Que… Que dois-je faire pour le revoir en vie ? Demanda Sophie, décidée coûte que coûte à retrouver son petit frère.

-Pour l’instant, nous voulons juste que tu gardes en permanence cette pierre sur toi. Répondit l’homme au crâne de fauve en tendant un pendentif à la pierre bleue et luisante à la jeune fille. Elle nous permettra de te contacter à n’importe quel moment.

-Très bien. Fit la jeune fille en enfilant le pendentif.

-Aussi, si tu préviens tes amis, d’une quelconque manière, la vie de ton frère sera en danger. Mis en garde Lionyx. Grâce à cette pierre, nous saurons si tu l’as fais ou non, alors, je te déconseille d’essayer.

-Très bien. Acquiesça l’archère avant de se remettre en route.

-Une dernière chose. L’arrêta Lionyx, prenant un air sérieux contrastant avec son air moqueur habituel. Saches que ces méthodes ne me plaisent absolument pas, et saches que je préférerais ne pas avoir à faire cela. Toutefois, c’est mon travail, et je me dois de l’accomplir, même s’il me répugne. Alors, taches de ne pas m’en tenir rigueur s’il te plait, même si je comprendrais très bien que tu le fasses.

     L’homme au crâne de fauve disparut alors du dos du canasson aux flammes bleues tandis que Sophie, reprenait sa route, pensive.




     Karim, étant enfin arrivé, entra à l’intérieure de la seule boutique spécialisée en pierres précieuses et demanda une expertise au couple qui tenais le magasin.

-Je suis désolé monsieur. Commença l’homme. Mais nous n’avons jamais vue de telle pierre, nous ne pouvons donc pas vous proposer de prix, par peur de vous en offrir trop, ou au contraire, pas assez. Cela nuirait grandement à la réputation de notre humble magasin.

-Très bien, merci quand même. Remercia Karim, s’empressant de partir.

-Toutefois… Continua la jeune femme, captant, une nouvelle fois l’attention du jeune homme tout de noir vêtu. Peut être a-t-elle une utilité particulière ? Il était courant pour nos ancêtres d’utiliser des objets spéciaux comme clés pour ouvrir des verrous magiques, il était même courant d’en créer. Les pierres précieuses étaient de par leur petite taille et leur banalité à l’époque, des clés magiques de choix. Malheureusement, ce savoir, autrefois transmis de générations en générations à travers tout le royaume, fut perdu pendant le Grand Cataclysme. Aussi, je vous conseille de faire expertiser cette pierre, par un magicien expérimenté, peut être cela vous aidera-t-il.

-Merci beaucoup ! Remercia le jeune Blazindark, alors qu’il s’apprêtait de nouveau à partir.

-Attendez ! Cria à tue-tête l’homme. Cette information vous coûtera 100 Galds.

-Très bien. Répondit Karim en payant les 100 Galds avant de repartir.

-Il est parti aussi vite qu’il est arrivé... Murmura l’homme en contemplant la petite bourse remplie de pièces d’or.

-On aurait presque dit un voleur… Ajouta sa femme en retournant à ses occupations.

     Un peu plus tard, lorsque le jeune homme vêtu de noir fut assez loin de la boutique, il sortit un sac contenant une dizaine de pierres précieuses sous les regards accusateurs de ses Pokémons.

-Oh ça va vous deux ! J’aurais peut être eu des remords s’ils ne m’avaient pas fait payer l’information. Se justifia le jeune homme devant ses Pokémons qui, tout comme lui, arboraient maintenant un sourire narquois. Enfin… Peut être… Ou peut être pas.




     Après s’êtres retrouvés sur la grande place, Massy, Sophie et Karim se mirent en route pour la destination des deux jeunes gens originaires de Lunala, c'est-à-dire la tour d’un certain Panur. Lorsque le soleil allait se coucher, les trois jeunes gens se mirent en quête d’un repas et trouvèrent un sanglier qu’ils firent cuir et dégustèrent autour d’un feu de camp, allumé par le jeune voleur dont les pouvoirs fascinaient les deux jeunes de Lunala. Ainsi les trois amis se mirent à discuter de leur journée :

-Franchement Massy, il faudrait que tu nous explique comment tu as réussi à nous dégoter de telles armes, gratuitement en plus ! S’exclama Karim en avalant un gigantesque morceau de viande grillée. Tu ne les aurais pas volées par hasard ?

-Contrairement à certains dont je ne citerais pas le nom, suivez mon regard. Commença Massy en fixant le jeune Blazindark. Je ne vole rien aux commerçants.

-Oooooh ! Encore cette histoire ! Mais puisque je te dis que c’étaient des voleurs ! Se justifia le jeune homme vêtu de noir.  Ils m’ont fait payer une simple information ! Une information quoi ! Depuis quand ça se paye une information hein ? Ils l’ont bien mérité ! Et puis, ce ne sont que quelques petites pierres précieuses, ce n’est pas une grande perte après tout !

-Mais arrête de crier comme un sourd ! Hurla à son tour Massy. C’est ridicule !

-Tu viens de crier encore plus fort que moi je te signale ! Rétorqua Karim. Mais au fait Sophie, tu ne parles pas beaucoup, y a-t-il un problème ?

-Non non, ça va très bien. Répondit la concernée, toujours pensive au sujet de sa rencontre avec le dénommé Lionyx. Au fait, nous n’étions pas sensé t’expliquer ce qui est arrivé à Lunala ?

-Ah ! Merci de me le rappeler. Dit le jeune homme en se mettant plus à son aise. Alors, que s’est il passé à Lunala ?

-Attendez ! S’écria Massy. Je viens tout juste de remarquer un détail troublant !

-Lequel ? Demanda Sophie.

-La lune… Elle est rose ! S’exclama le jeune bretteur.

-Oh ! Ce n’est rien. Répondit tout simplement Karim.

-Comment ça « rien » ? Demanda le fils Dissilight. C’est la lune je te signale ! Elle est sensée être blanche !

-Cette nuit, c’est la nuit du Moonfull. Dit le jeune homme vêtu de noir en fixant la lune étrangement rose. Il est donc normal que la lune prenne cette teinte rose.

-La nuit du Moonfull ? Demandèrent en cœur Massy et Sophie, tous deux intrigués.

-C’est comme cela qu’on appelle le rituel magique lié à cette lune rose. Expliqua Karim. Pendant cette nuit qui arrive au moins une fois par siècle, les Pokémons dits « pures », qui sont principalement de type fée, transmettent leurs bonnes pensées et leurs sentiments à la lune, celle-ci les converties en une forme d’énergie pure qui alimente Crésselia, le Pokémon Lunaire.

-Et que fais ce Pokémon de cette fameuse énergie ? Demanda Sophie, fascinée.

-Elle l’utilise principalement pour combattre son ennemi juré : Darkrai, le Pokémon Noirtotal. Répondit Karim. Elle permet ainsi aux humains et aux Pokémons de faire de beaux rêves. Sans elle et ce rituel, nos nuits seraient toujours agitées et contaminées par les cauchemars de Darkrai.

-Mais, si ce Darkrai est la source des cauchemars, pourquoi ne pas tout simplement l’éliminer ? Demanda Massy.

-Les cauchemars que provoque Darkrai son bénéfiques. Répondit le jeune homme vêtu de noir. En provoquant les mauvais songes et en se nourrissant d’eux, Darkrai évacue nos peurs cachées et nos sentiments les plus noirs. Sans lui, nous serions en permanence influencés par des sentiments néfastes tels que la colère.

-Crésselia nous offre des nuits calmes et reposantes, et Darkrai élimine nos sentiments négatifs au prix de nuits agitées. Conclut Sophie. C’est un équilibre fragile ponctué par la lune, si j’ai bien compris.

-Je te félicite Sophie. Répondit Karim. Tu as tout compris.

-Il y a une chose que je me demande encore. Dit Massy. Comment se fait-il qu’un voleur en sache autant sur un rituel magique ?

-Il y a un livre que me lisait souvent une amie, quand j’étais petit. Expliqua le jeune homme vêtu de noir. Ce livre évoquait justement ces deux Pokémons. Voilà pourquoi j’en sais tant. Maintenant, revenons-en à l’attaque de Lunala, si vous le voulez bien.




     Au sommet d’une montagne inconnue du royaume de Bang, un homme à l’apparence bestiale contemplait une pierre luisante aux couleurs chatoyantes. Cet homme, c’était le capitaine Rougal Turkis Situm, haut gradé de la garde royale et dirigeant de l’attaque menée contre le village de Lunala.

-Qu’avait dit le baron déjà ? Se questionna l’homme loup. Ah oui ! « Attends patiemment le moment venu ou la lune du Moonfull, la pierre pureté et l’étoile la plus brillante du ciel seront alignées. À ce moment précis, la pierre lune et la pierre pureté devront entrer en contact»

     Le capitaine, ayant déjà patienté toute la nuit, commençait à perdre espoir quand soudain, la pierre aux couleurs chatoyantes se mit à briller, signe que le moment dont parlait le baron était arrivé. L’homme loup se précipita alors vers la dite pierre et la fit entrer en contact directe avec une pierre lune, objet très rare et très cher au royaume de Bang qui a la particularité singulière de faire évoluer quelques espèces de Pokémons. La pierre lune et la pierre pureté se mirent alors toutes deux à scintiller d’un éclat aveuglant qui fila tout droit vers le lac, situé à quelques kilomètres de là. Cet étendue d’eau, pourtant tout à fait banale, se mis elle aussi à scintiller d’un éclat, cette fois-ci semblable à celui de la lune du Moonfull.

-Comme l’avait dit le baron. Sourit Situm avant d’user de son attaque Hâte pour se rendre au lac.

     L’homme bête, examinant l’eau du lac sous toutes ses coutures, fut frappé par un détail troublant :

-Avec la luminosité de cette eau, il ne devrait pas être difficile de voir clairement les créatures aquatiques qui y vivent. Toutefois, je ne vois ni poisson dans l’eau, ni algue au fond du lac. Serait-ce… ?

     Le capitaine Rougal Turkis Situm pris alors un peu d’élan et sauta dans l’eau. Etonnement, lorsqu’il toucha le fond du lac, l’eau disparut et laissa place à un magnifique champ de fleurs multicolores, illuminé comme en plein jour par une sorte de cristal situé au milieu.

-Comme je m’en doutais. Dit le capitaine. Le lac n’était qu’une simple illusion.

-Toi qui à le cœur assez pur pour entrer en ce lieu sacré. Se fit entendre une voix puissante et mystérieuse. Que nous vaut cette visite ?

     Un vieil homme aux yeux aussi brillants que deux soleils miniatures apparut alors devant le cristal, son visage reflétant une sagesse infinie.

-Je suis ici pour récupérer le trésor que tu gardes, vieil homme. Répondit l’homme bête, en position de combat.

-Cela ne se peut. Répondit à son tour le vieil homme. Nous gardons cet objet à l’abri des hommes aux pensées maléfiques, nous ne pouvons l’offrir à qui que ce soit. Même à une personne assez pure pour dissiper l’illusion.

-Je ne vous demande pas votre avis, vieillard ! Rétorqua Situm en s’avançant vers le vieil homme.

-Nous sommes l’incarnation des esprits de chaque homme, chaque femme, chaque Pokémon, mort pour veiller sur cet objet. Dit le vieil homme. Nous sommes Azalord, l’esprit gardien. Nous sentons en toi une pureté et une noblesse d’âme indéniable, humain. Mais nous sentons aussi une haine, une colère et une soif de sang dévastatrice qui en ce moment même essaye de te corrompre… Un pas de plus, et tu subiras le châtiment des impies !

-Comme si un simple vieillard pouvait me vaincre… Eclata de rire le capitaine, avant de se souvenir de son combat contre Flint Dissilight. Très bien, cette fois-ci, je ne commettrais pas l’erreur de sous-estimer l’adversaire.

     Le capitaine se jeta alors sur Azalord en combinant la vitesse de son attaque Hâte à la force destructrice de sa Griffe Ombre. L’esprit gardien, n’eut qu’à faire un petit pas sur le coté pour éviter l’attaque.

-Ta force est grande… Constata l’esprit. Mais vaincre un gardien, n’est points à ta portée, humain.

-Cause toujours ! Hurla Situm dans une surpuissante attaque Mégaphone, dirigée vers Azalord.

     L’esprit gardien, érigea une barrière luisante devant lui, cette dernière, non contente de renvoyer l’attaque sonore vers Situm, l’amplifia significativement, lui permettant ainsi de balayer l’homme loup.

-Quelle puissance… Murmura le capitaine en se relevant difficilement de sa propre attaque. Qui êtes-vous donc ?

-Je l’ai déjà dit, humain. Répondit le vieil homme. Je suis Azalord, l’esprit gardien, incarnation de la volonté de tous ceux qui sont morts pour l’objet que tu convoites.

-Un esprit ? Répéta tout bas l’homme bête. Es-ce seulement possible pour moi de le vaincre ?

-Il est grand temps d’en finir, humain. Dit sereinement Azalord. Je vais te faire goûter à mon pouvoir, tu connaitras une mort rapide et indolore, prépares-toi à rejoindre l’au-delà !

     L’esprit gardien se mit alors à briller d’une lueur vive, semblable à celle de la lune. Son visage, reflétant quelques secondes auparavant une sérénité déconcertante, avait pris un air qui effrayait profondément le capitaine Situm, paralysé par la peur. Azalord, ayant fini de rassembler son énergie, la relâcha sous la forme d’un rayon dévastateur qui fila tout droit vers l’homme bête, incapable d’esquiver. Une fraction de seconde plus tard, il ne restait plus qu’un trou à l’endroit ou se trouvait l’homme loup.

-Voici le sort réservé aux êtres malveillants, qui croient pouvoir dérober et faire leurs, l’infinie puissance de la Plaque Pixie. Déclara d’un ton solennel Azalord.

-Tu m’enterres trop vite vieillard ! S’exclama le capitaine Situm qui venait de sortir du sol dans une attaque Tunnel.

     Profitant de l’effet de surprise, Situm enchaîna sur une véritable pluie de Griffes Ombres qui déchiqueta l’esprit gardien.

-Ce ne fut pas de tout repos… Murmura l’homme bête, exténué. Maintenant, cherchons la Plaque.

-Comment oses-tu misérable ? S’écria Azalord dont le corps se reformait. Comment oses-tu souiller ce lieu sacré de par ta barbarie ? Je vais te faire connaître la punition ultime ! Le bannissement !

-Quel idiot… Murmura le capitaine. C’est un esprit, son corps n’est qu’une coquille vide qu’il forme et reforme à volonté… Une coquille produite par… MAIS OUI !

     Alors que l’esprit gardien ouvrait un portail menant tout droit vers un monde visiblement sans queue ni tête composé d’île flottantes, le capitaine fonçait à toute vitesse vers le cristal au milieu du champ de fleurs. Azalord matérialisa alors un lien qui se saisi de l’homme loup à quelques mètres du cristal et qui l’attirait irrémédiablement vers le portail.

-Cela ne va pas se passer comme tu l’entends esprit de malheur ! Hurla en continue Situm dans la plus puissante attaque Mégaphone possible qu’il dirigeait vers le cristal.

     Alors que le capitaine était à deux doigts d’être envoyé dans la dimension ou Azalord voulait le bannir, le cristal céda sous les puissantes vagues sonores et vola en éclats, causant ainsi la fermeture du portail et la dissipation du lien qui retenait l’homme bête. S’étant relevé, le capitaine se rapprochait des restes du cristal.

-NON ! Hurla Azalord alors que son corps se transformait lentement en poussière à cause de la destruction du cristal. J’ai failli à ma tâche de gardien… Je n’ai pu protéger la Plaque Pixie… Et à cause de moi… C’est l’étoffe même du monde qui est en danger… Toi qui m’a vaincu je t’en conjure arrête cette folie tant qu’il en est encore temps ! Tu risque de provoquer la fin du mon….

-Abrège ! Hurla Situm en une attaque Mégaphone qui balaya à jamais Azalord, l’esprit gardien.

     Le capitaine Rougal Turkis Situm continua donc sa marche vers les restes du cristal. Le champ de fleurs, jadis illuminé comme en plein jour, n’était plus qu’une vaste étendue sombre, jonchée de fleurs mortes. La seule chose illuminant encore cette étendue, se trouvait au niveau des restes du cristal.

     Une fois arrivé à hauteur du cristal, le capitaine Situm, ayant repris sa forme normale, constata que ce qui produisait cette lumière, était une sorte de plaque arborant la même couleur rose que la lune.

-Enfin… Enfin nous nous rapprochons vraiment de notre but ! S’extasia Situm. La Plaque Pixie n’est que le premier pas d’une longue série qui nous mènera au monde parfait ! Regardez-moi bien de là haut père ! J’accomplirais votre rêve pour vous !




     Pendant ce temps, Massy, Sophie et Karim discutaient toujours autour d’un bon repas de l’attaque de Lunala, sans se douter un seul instant du combat féroce aux enjeux astronomiques qui venait de se dérouler à des lieux de leur position.


Sous la lumière blafarde de la lune , Je fais des promenades nocturnes , Entièrement vêtu de noir , Tu ne peux point me voir le soir , Dans l'ombre je me déplace , Rencontre moi et tu trépasse , Ma lame plus sombre que la nuit , Te tranchera avant que tu n'ais fui , Et avant même de sentir la douleur , La peur t'envahit et tu meurs , J'ai tellement tué , Que plus personne n'ose m'approcher , Pourtant quand le jour s'es levé , On ne peut que me contempler , Pourquoi me demanderez-vous , Car retenue par mon cou , Une épée de cristal , Émet une lueur bel et bien fatale , Toi comme les gens du jour , Me souhaitez le bonjour ,Toi comme les gens du soir , M'appelez L'Épéiste Noir.
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Re: Moonless Chronicles

le Mar 9 Aoû - 16:43
Et voilà, le chapitre 7 est enfin posté, avec une semaine de retard, certe ^^'

  Pour me faire pardonner du retard, j'ai rédigé un chapitre 7,5, un chapitre spécial qui parlera du capitaine Rougal Turkis Situm. Au rendez-vous, un développement du personnage, de sa vie, de ses objectifs et de ses pouvoirs, j'espère que vous apprécierez! Il sera posté Vendredi Smile

  Alors, passons à la petite explication/au petit éclaircissement habituel après chaque chapitre Wink

  Les guildes: Ce sont des groupes de personnes spécialisés dans un travail précis! Il existe plusieurs types de guildes et ses membres utilisent souvent des surnoms ou diminutifs, comme les chasseurs de primes!

Chapitre 8 prévue pour Mardi! Au programme: Des révélations et un nouveau personnage! Very Happy


Sous la lumière blafarde de la lune , Je fais des promenades nocturnes , Entièrement vêtu de noir , Tu ne peux point me voir le soir , Dans l'ombre je me déplace , Rencontre moi et tu trépasse , Ma lame plus sombre que la nuit , Te tranchera avant que tu n'ais fui , Et avant même de sentir la douleur , La peur t'envahit et tu meurs , J'ai tellement tué , Que plus personne n'ose m'approcher , Pourtant quand le jour s'es levé , On ne peut que me contempler , Pourquoi me demanderez-vous , Car retenue par mon cou , Une épée de cristal , Émet une lueur bel et bien fatale , Toi comme les gens du jour , Me souhaitez le bonjour ,Toi comme les gens du soir , M'appelez L'Épéiste Noir.
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Re: Moonless Chronicles

le Ven 12 Aoû - 14:35
Chapitre Spécial Situm

     Le capitaine Rougal Turkis Situm, allongé dans l’ancien champ de fleurs ou il a vaincu Azalord, gardien de la Plaque Pixie, repensais à sa vie d’avant, une pointe de mélancolie dans le regard.

-Si je ne l’avais pas rencontré… Pensa-t-il. Que ferais-je actuellement ? Serais-je allongé dans un champ de fleurs mortes ? Vivrais-je toujours à Sordemis ? Ou bien serais-je mort ? Quoi qu’il en soit… Je lui dois tout…




     Le jeune Rougal Turkis, âgé de huit ans, vivait à Sordemis, ville la plus pauvre du royaume de Bang. Sordemis, communément appelée la ville des déchets, poubelle-ville, paradis des rebuts ou encore ordure-land par la plus part de la noblesse, était un lieu de débauche et de chaos total. C’était probablement le pire endroit où naître à Bang, et malgré ce qu’on aurait pu penser, le jeune Rougal ne maudissait pas le destin qu’était le sien. Au contraire même, il remerciait le ciel chaque jour un peu plus, de lui laisser la vie sauve. C’était ce que lui avait appris à faire sa mère, Layana Turkis, morte un an auparavant des suites d’une maladie incurable. Cette dernière, lui avait toujours répété que cela ne servait à rien de se morfondre continuellement, comme le faisaient la plus part des gens du village. Elle croyait dur comme fer, que le seul moyen de vivre sa vie correctement, surtout dans un endroit pareil, était de toujours voir le bon côté des choses. Ainsi, le petit Rougal, appliquait cette maxime à la lettre, bien sûr, sa vie n’en était pas moins misérable, mais elle était bien plus facile à supporter, surtout pour un enfant si jeune qui, par un mauvais sort du destin, devait se débrouiller seul.

-Encore une belle journée qui commence ! S’écria l’enfant souriant en se levant de son lit.

     Il enfila ses vêtements, bien évidemment en piteux état, puis pris un petit déjeuner copieux pour un habitant de Sordemis, qui se résumait à une tranche de pain ranci tartinée de confiture de fraises des bois qu’il avait cueillies au péril de sa vie dans la forêt infestée de monstres située un peu à l’ouest du village. Une fois son petit déjeuner pris, l’enfant sorti de la maison ou il vivait autrefois avec sa mère, fermant la porte à clé avant de se diriger là ou il passait désormais le plus clair de son temps : La boutique de fleurs ou travaillait sa mère. Toutefois, il décida d’abord d’aller cueillir de nouvelles marchandises dans le pré au nord de Sordemis, il y cueillit principalement des orchidées, fleurs préférées de sa mère. Une fois la cueillette terminée, il se rendit à la boutique ou il ne tarda pas à avoir son premier client de la journée, un vieil ami de sa mère qui, en mémoire de cette dernière, s’était juré de venir acheter au moins une fleur par jour dans la boutique qu’elle dirigeait de son vivant.

-Bonjour monsieur Shardon ! Le salua joyeusement Rougal. Quelles fleurs allez-vous m’acheter aujourd’hui ? Je vous conseille les orchidées, elles ont été cueillies ce matin même.

-Bonjour mon enfant. Salua à son tour le vieil homme. Je prendrais un bouquet d’orchidées alors.

-Très bien ! Acquiesça l’enfant en choisissant soigneusement les fleurs qu’il allait donner à son meilleur client et à peu près seul client.

-Alors mon enfant ? Comment vas-tu ? Demanda monsieur Shardon.

-Je vais bien ! Répondit joyeusement Rougal. Comment va votre femme monsieur ? Sa mauvaise grippe est elle passée ?

-Malheureusement, non. Répondit sombrement le vieil homme. D’après un ami qui s’y connait un peu, elle aurait une maladie très rare dont le seul remède est une fleur nommée Gracidée qui pousse au sommet du mont Auroris, au sud.

-Vraiment ? S’étonna le petit Rougal. Comment a-t-elle attrapée une telle maladie ?

-C’est probablement à cause de cette ville. Répondit le vieil homme. Il est difficile pour quelqu’un de mon âge ou du siens, de ne pas attraper de maladies, dans un endroit tel que celui-ci.

-Oh… Répondit tristement l’enfant. Ne perdez pas espoir monsieur Shardon ! Il y a surement un moyen de la guérir sans cette fleur !

-Tu as raison mon petit. Acquiesça le vieil homme. Rien n’est perdu tant qu’on à de l’espoir, c’est l’une des choses que répétaient souvent ta défunte mère.

     Prenant le bouquet d’orchidées, le vieil homme paya Rougal et s’en alla, cachant difficilement sa tristesse. Il savait que sans cette fleur, sa femme était condamnée, mais il se devait de garder espoir, pour elle et pour lui-même.




-Qu’es que j’étais naïf à cette époque… Murmura le capitaine en contemplant le talisman blanc accroché à son cou. Et qu’es que j’étais inconscient aussi… Remarque, sans cela, je ne l’aurais peut être jamais rencontré…




     Le petit Rougal Turkis, attristé par la nouvelle que lui avait annoncée monsieur Shardon au sujet de la maladie de sa femme, faisait les cents pas dans sa boutique, réfléchissant aux moyens de sauver madame Shardon. L’enfant se sentait redevable envers le vieux couple qui l’avait maintes et maintes fois aidé, sans eux, il n’aurait probablement jamais pu tenir la boutique de sa mère dans les premiers temps, et sans les achats quotidiens de monsieur Shardon, il aurait probablement du mal à se payer de quoi manger.

-Que faire ? Mais que faire ? Se demandait activement l’enfant. Je sais ! Je vais aller cueillir cette fleur ! Je le fais tout le temps après tout ! Ça ne devrait pas être bien compliqué ! Après tout, je cueille des fleurs tous les jours sans encombre.

     L’enfant passa alors la plus grande partie de la journée à réfléchir aux choses qu’il allait prendre pour son voyage. Une fois l’heure de rentrer chez-soi venue, il s’y rendit plus hâtivement que d’habitude et rangea à l’avance ce qu’il allait prendre dans un petit sac qu’utilisait souvent sa mère de son vivant pour transporter les objets qu’elle trouvait parfois dans le pré. Ces objets, généralement égarés par les marchands itinérants, se revendaient à prix d’or à Sordemis, malheureusement, les marchands, en raison de la réputation de la ville, passaient très rarement désormais. Le jeune garçon ne trouvait donc aucune utilité à ce sac, jusqu’à maintenant, en tous cas.

     Le lendemain matin, aux aurores, l’enfant avait déjà quitté le village. Alors qu’il marchait tranquillement dans la plaine qui le mènerait au mont Aurorus, et par conséquent aux Gracidées, Rougal fut alerté par le son d’une branche qui craque. Ni une ni deux, il se retourna pour voir un petit Sapereau curieux qui le suivait.

-Oh ! Alors tu t’es perdu ? Demanda Rougal au Pokémon. Si tu veux, tu peux me suivre !

     Le Pokémon curieux accepta avec joie et les deux petits continuèrent donc leur route vers le mont Aurorus. Lorsque le soleil fut bien haut dans le ciel, humain et Pokémon s’arrêtèrent, mangeant pour le premier, une tranche de pain ranci, et pour le deuxième, des baies Oran qu’il gardait dans ses bajoues. Après le repas, le jeune Pokémon et l’enfant allaient reprendre la route lorsque Sapereau sursauta et s’enfuie dans les fourrés.

-Bah qu’es qu’il y a ? Lui hurla Rougal. Il y a un problème ?

     Un grognement se fit alors entendre de derrière le petit garçon qui se retourna, effrayé, pour voir une sorte de Loup aux yeux vides et au corps translucide.

-ELOIGNES-TOI DE LUI !!! Hurla à s’en percer les tympans un homme en direction de Rougal. VITE !!!!!

     L’enfant, paralysé par la peur, ne put éviter le loup qui se jeta sur lui, le faisant tomber à terre. Etonnement, lorsque l’enfant rouvrit les yeux qu’il avait fermés par réflexe, il constata que la bête n’était plus là.

-Oh non, ce n’est pas vrai ! S’énerva l’homme en se rapprochant de Rougal. C’est fini, il a trouvé un nouvel hôte !

-Qui êtes-vous ? Et qu’était cette chose ? Demanda le petit garçon en se relevant.

-Je suis Thélos D. Situm, de la noble famille Situm. Répondit l’homme. Et ce que tu viens de voir, c’était un Wolfhost, un esprit de loup qui apparaît lorsqu’on tue un Lougarogre. J’en ai justement éliminé un hier soir, depuis, je pistais cette chose, espérant la détruire avant qu’elle ne trouve un hôte, mais c’est trop tard. Désolé pour toi petit.

-Que voulez-vous dire ? Demanda Rougal, peu rassuré.

-Il est en toi maintenant, ce qui veut dire que sans un remède adéquat… Dit le dénommé Thélos, en marquant un temps d’arrêt qui n’augurait rien de bon. Tu vas finir transformé en Lougarogre.

-Et c’est quoi ? Demanda l’enfant, encore moins rassuré.

-Une bête assoiffée de sang de la taille d’un ogre et ayant l’agilité et l’intelligence d’un loup. Répondit l’homme. Que faisais-tu ici ? Tout seul en plus !

-Je suis venu chercher une fleur nommée Gracidée qui pousse sur le mont Aurorus pour guérir une vieille femme qui m’a beaucoup aidée. Répondit l’enfant.

-Elle a quoi ? Demanda Situm.

-Je ne sais pas. Répondit l’enfant, honteux. Mais je sais que ça se guéri avec une Gracidée !

-Hmm, vois-tu gamin, il se trouve que tu as beaucoup de chance je crois. Dit l’homme en sortant un livre de son sac.

-Pourquoi ? Demanda Rougal, étonné.

-Attends voir…. Répondit Situm. Ah ! J’y suis ! Et… Effectivement, tu as beaucoup de chance.

-Pourquoi ? Redemanda l’enfant.

-Il se trouve que la Gracidée est aussi un remède contre la transformation en Lougarorgre. Dit le dénommé Thélos. Le plus facile à trouver des remèdes contre la transformation, mais aussi le moins efficace ma foi… Bah, on n’a pas le temps de trouver mieux de toute façon, la transformation surviendra lors d’une nuit de pleine lune, et c’est justement la pleine lune ce soir. Aller, en route gamin !

-Ma maman m’a toujours dis de ne pas suivre les inconnus ! répondit négativement l’enfant.

-Bon conseil, effectivement. Acquiesça l’homme. Mais soit tu me fais confiance et t’auras peut être une chance de ne pas devenir un monstre…. Soit tu restes borné et tu en deviens un que je devrais éliminer. Le choix est tiens. Mais attends voir, tu m’as dis ce que tu venais faire ici, mais pas ce que tu faisais tout seul. Y a pas ton père ou ta mère pour faire ça ? Ou au moins t’accompagner ?

-Je n’ai jamais connu mon père… Ma mère ne m’as jamais rien dis sur lui, mis à part qu’il l’a abandonné pour une autre en apprenant que j’allais naître. Répondit tristement l’enfant. Et ma mère est morte il y à un an à cause d’une maladie…

-Ah… Désolé p’tit, j’manque de tact parfois. S’excusa l’homme. Moi, je n’ai jamais connu ma mère, elle est morte quand j’étais très jeune, et mon père ne m’a jamais donné de réelle importance, toujours occupé à séduire une fille bien plus jeune que lui… Pourquoi je te raconte ça moi ?

-Désolé pour vous monsieur… S’excusa l’enfant.

-T’excuses pas gamin. Répondit l’homme. T’y es pour rien. Aller, en route !

     Ainsi, l’homme suivis de près par l’enfant, toujours un peu méfiant, se mirent en route pour le mont Aurorus. Rougal, trop jeune pour suivre la cadence de l’homme, commença très vite à ralentir.

-Du nerf gamin ! Le rappela à l’ordre Situm. A ce rythme, on ne sera jamais au mont Aurorus avant la pleine lune.

-Mais… Je n’ai pas l’habitude de marcher sur d’aussi longues distances… Se justifia Rougal. Je suis épuisé…

-C’est bon j’ai compris. Répondit l’homme. Monte sur mes épaules, ça nous fera gagner du temps.

-Mais… Je ne vous ai jamais demandé de…. Commença l’enfant, très vite interrompue par l’homme qui le souleva d’une traite pour le mettre sur ses épaules.

-Pas le temps de tergiverser, accroches-toi bien à moi, je vais y aller à mon rythme habituel maintenant que je n’ai plus à t’attendre. Dit Thélos. Et pas de mais qui tienne, t’as une malade à soigner et moi j’ai un monstre dont je dois empêcher la naissance.

-Très bien… Répondit Rougal en s’accrochant fermement à Thélos.

     L’homme se mit alors à courir à une vitesse hallucinante, donnant l’impression qu’il s’agissait d’une banalité pour lui.

-Vous êtes rapides ! S’exclama Rougal, ébahis.

-C’est normal, j’ai été attaqué par Wolfhost étant plus jeune. Expliqua l’homme. Grâce à l’argent de mon père, j’ai pu bénéficier du meilleur antidote, supprimant tout le côté bestiale et me laissant la force de la bête.

-Moi aussi je serais capable de faire ça alors ? Demanda l’enfant, émerveillé.

-Nan, la Gracidée est le remède le plus faible, il empêche juste la transformation en Lougarorgre. Expliqua Thélos. Par contre, tu deviendras probablement un lycanthrope.

-Un quoi ? Demanda le jeune garçon

-Un loup-garou si tu préfères. Répondit Situm en des termes plus simples. Sous le pouvoir de la pleine lune, tu revêtiras une forme entre le loup et l’homme. Avec un objet reproduisant la puissance de la lune, tu pourras probablement te transformer à volonté, par contre, la transformation laisse place à un côté plus bestiale de toi, bref, je t’aiderais avec ça aussi puisque je suis un peu responsable de cette situation.

-Mais non, ce n’est pas votre faute ! Contesta l’enfant qui avait à peine compris les dernières explications.

-Si tu le dis gamin… Acquiesça l’homme, peu convaincu. Au fait, je t’ais toujours pas demandé comment tu t’appelles.

-Je m’appelle Rougal Turkis. Se présenta ce dernier. Heureux de vous rencontrer monsieur Situm.

-Appelles-moi juste Thélos et je t’appellerais juste Rougal, gamin. Suggéra Situm.

-D’accord ! Acquiesça joyeusement l’enfant. Au fait, c’est quoi votre métier ? Moi je suis fleuriste !

-Tu travailles déjà à ton âge ? Demanda l’homme. Et ben dis donc, la vie ne doit pas être facile pour toi, t’es vachement courageux Rougal. Pour en revenir à ta question, je suis chasseur de monstre. Même si il m’arrive de m’improviser chasseur de primes des fois.

-C’est quoi un chasseur de primes ? Demanda le jeune garçon.

-C’est quelqu’un qui arrête les hors-la-loi en échange de l’argent mis sur leurs têtes. Expliqua Thélos. Un peu comme pour un chasseur de monstres, mais pour les humains qui ont commis des crimes.

-Je vois…  Dit l’enfant qui aperçut soudainement quelque chose au loin. Là ! Je crois que c’est le mont Aurorus !

-Effectivement, ça l’est. Acquiesça Thélos. Il ne reste plus qu’à monter au sommet, les Gracidées poussent en hauteur, reste accroché pendant que j’escaladerais, et ne regarde pas en bas, tu risques d’avoir le vertige.

-D’accord monsieur. Accepta Rougal.

-On avait dit que tu m’appellerais Thélos… Répondit ce dernier. Pas grave, montons.

     Ainsi débuta l’escalade du mont Aurorus, connu à l’époque pour être un des monts les plus abrupts de Bang. Après plusieurs heures, l’homme et l’enfant furent enfin arrivés au sommet, ou ils trouvèrent un plant de Gracidées.

-En voilà une ! S’écria Thélos en posant Rougal à terre. Cueille-là et mange là, sans mâcher, et juste la fleur, la tige contient une substance un peu irritante qui va te donner des maux de ventre.

-Mais… Il n’y en à qu’une… Contesta Rougal. Et madame Shardon ? Elle va mourir si elle n’en prend pas elle aussi.

-T’occupes, sauves ta peau en premier, nous chercherons d’autres Gracidées après. Rassura Situm. La femme dont tu parles à peut être du temps devant elle, toi, tu n’en as pas. Le soleil est sur le point de se coucher, alors vas-y.

-Très bien… Fit l’enfant en suivant les consignes du chasseur de monstres. C’est la chose la plus répugnante que je n’ai jamais mangé…

-Ouais, le goût n’est pas terrible, mais ça vaut toujours mieux qu’une transformation en monstre. Répondit Thélos. Tu ne trouves pas ?

-Si, probablement… Admit Rougal.

-Attends-moi ici, je vais chercher d’autres Gracidées. Ordonna Thélos. Et quoi que tu fasses, ne bouge pas.

-D’accord Thélos. Fit l’enfant en s’asseyant et en profitant de la vue. C’est magnifique !

     L’homme redescendit donc de l’autre côté de la montagne, en quête de Gracidées. Quelques minutes plus tard, quand la nuit fut venue, et que les nuages obscurcissant le ciel étoilé furent dissipés, la pleine lune était totalement visible. Le jeune garçon était, pour une raison qui lui échappait alors, fasciné par la pleine lune. Après un certain moment à regarder la lune, l’enfant fut pris de tremblements, sentant son corps changer peu à peu.

-Serait-ce ce dont m’a parlé Thélos ? Se demanda l’enfant.

-Non mon enfant… Lui susurra une voix inconnue. Tu n’es pas un lycanthrope…

-Qui… Qui parle ? Demanda Rougal, soudain terrifié par cette voix froide et bestiale.

-Je suis toi… Répondit cette voix. Le nouveau toi…

     Le jeune garçon, ayant achevé sa transformation, ressentait quelque chose qu’il n’avait jamais ressenti avant, et ce sentiment nouveau était ce qu’on appelle plus communément, la soif de sang.

-Descend mon enfant… Lui ordonna la voix. Descend et déchiquette, arrache, éviscère, dévore, tue….

-Non… Refusa l’enfant. Non… Je ne veux pas…

-Tu le feras… Répondit la voix. Tu le feras… Sois en sûr…

-NON !!!!! Hurla l’enfant dans une puissante attaque Mégaphone qui créa un éboulement.

-Vois mon enfant… Lui susurra une fois de plus la voix en ricanant. Vois ta nouvelle puissance… Dompte-là… Et utilise-là pour tuer… Va mon enfant… Va…

-NON !!!! Hurla une fois de plus Rougal, allongeant cette fois-ci ses griffes en une attaque Griffe Ombre qui vint se planter dans sa cuisse.

-Sens-tu cette odeur mon enfant ? Demanda la voix. Cette douce et attirante odeur… L’odeur du sang… Ne te donne-t-elle pas faim ?

-Je… Si… Admit Rougal.

-Va étancher ta soif de sang mon enfant… L’encouragea la voix alors qu’il s’approchait du bord de la montagne. Oui… C’est bien… Descend et tue….

-Me revoilà ! Dit une voix familière à l’enfant qui n’était autre que celle de Thélos, étant finalement revenu. J’ai réussi à trouver une seconde Gracidée, ce ne fut pas de tout repos, cela dit.

-Thélos… Murmura Rougal sous sa forme bestiale. Aide-moi…

-Rougal ? Demanda Situm. Tu… Tu as la forme d’un Lougarogre ! Mais tu parles ? Mais… Comment es-ce possible ? Tu étais sensé devenir un lycanthrope en mangeant une Gracidée… Se pourrait-il que je me sois trompé ? Non… Pas entièrement en tout cas… Tu n’es pas à proprement parler un Lougarogre…. Alors qu’es que….

-TUE-LE ! Hurla la voix dans la tête de Rougal. TUE-LE ! DÉCHIQUETTE-LE ! ÉVISCÈRE-LE ! DÉVORE-LE ! ÉLIMINE-LE ! TUE-LE !! TUE-LE !!! TUE-LE !!!!!!!

-La voix… Elle… Elle… Dit l’enfant en proie à d’affreux maux de tête. Elle me demande de tuer… Je… Je….

     En un instant, Situm apparut derrière Rougal et lui donna un violent coup avec le tranchant de la main à la nuque, mettant ainsi hors de combat l’enfant qui reprit forme humaine.

-Je suis désolé Rougal… S’excusa Thélos. Je suis désolé…

     Le lendemain, Rougal se réveilla difficilement sur le dos de Thélos, ce dernier, se dirigeant à grande vitesse vers Sordemis.

-Que m’est il arrivé ? Demanda l’enfant éprouvant un énorme mal de tête.

-Tu es devenu un Lougarogre et j’ai dû t’assommer. Répondit sombrement Situm.

-Mais, tu avais dis que si je mangeais une Gracidées… Commença l’enfant très vite interrompu.

-Je sais ce que j’ai dis. Répondit Thélos. Malheureusement, je me suis trompé, il fallait une Gracidée bleue pour te guérir d’une transformation en Lougarogre, hors, celle que tu as mangé était une normale. Elle n’a pas pu empêcher ta transformation, juste la rendre périodique, à l’image de celle des loups-garous. Elle a aussi empêché l’esprit du précédent Lougarogre, c'est-à-dire le Wolfhost, de prendre le contrôle de ton corps.

-Mais, cette voix que j’entendais… Souligna Rougal.

-C’était le Wolfhost. Répondit le chasseur de monstres. Il ne peut pas te contrôler, mais peu toujours t’influencer.

-Alors, à chaque pleine lune je vais devenir un monstre assoiffé de sang ? Demanda l’enfant, effrayé par lui-même.

-Nan, tu pourras le faire quand tu veux et tu pourras grader le contrôle grâce au talisman que j’ai accroché à ton cou. Répondit négativement Thélos. C’est un talisman de lune sensé repoussé les esprits malins. Il renferme la puissance de la lune, donc il te suffit de te concentrer sur l’image que tu as d’une pleine lune pour te transformer. Et son pouvoir empêchera le Wolfhost de t’influencer, toutefois, ça ne t’empêchera pas de ressentir une soif de sang en permanence quand tu transformes, c’est lié à l’instinct animal du loup et donc, par conséquent à celui du Lougarogre.

-Donc, ça veut dire que je peux tout de même céder à cet instinct et… En conclut Rougal, terrifié.

-Oui, pour l’instant, mais tu vas désormais voyager avec moi. Lui annonça Situm. Et je vais t’aider à lutter contre cette soif de sang.

-Je… Je suppose que je n’ai pas trop le choix. Se dit l’enfant.

-Malheureusement, tu ne l’as pas. Admit Thélos. Tu ne pourras jamais te retenir de tuer tout seul, et je doute que c’est ce que tu veuilles, non ?

-Non… Je ne veux pas… Acquiesça Rougal.

-Eh bien, c’est décidé, nous voyagerons désormais ensemble. Conclut Situm. Tu verras, on s’amusera bien toi et moi, et ça sera une vie plus facile que celle que tu menais avant, enfin, je l’espère en tous cas. Aller, rentrons au village pour aider cette vieille femme et pour que tu puisses faire tes adieux.

-Tu as la Gracidée ? Demanda l’enfant, plein d’espoirs.

-Oui. Acquiesça le chasseur de monstres.

     Après être retournés à Sordemis et après avoir remis la Gracidée à monsieur Shardon pour sa femme, le moment des adieux fut venu :

-Je suis désolé de vous l’annoncer comme ça de bout en blanc monsieur Shardon… Mais je vais partir avec Thélos, il m’apprendra à me battre et je deviendrais chasseur de monstres. Il a accepté de me prendre comme disciple, c’est une aubaine pour moi, je ne pourrais pas toujours vivre de la vente de fleurs…

-Je…. Je comprends mon enfant. Répondit monsieur Shardon en serrant contre lui Rougal. Même si j’éprouve quelques inquiétudes à te laisser partir avec cet inconnu, je ne peux pas nier que vivre avec lui pourrait difficilement être pire que vivre à Sordemis… Je te souhaite mes meilleurs vœux de bonheur mon enfant, et fait attention à toi, je t’en prie, ta mère ne me le pardonnerais pas si jamais il venais à t’arriver malheur.

-Ne vous inquiétez pas pour moi monsieur Shardon. Répondit Rougal, les larmes aux yeux. Je m’en sortirais, et puis, Thélos sera là pour me protéger, il est d’une force incroyable. Il ne peut rien m’arriver avec lui.

-Je l’espère mon enfant, je l’espère. Acquiesça le vieil homme. Va, je m’occuperais d’annoncer la nouvelle à ma femme lorsqu’elle se sera remise, et je te remercie d’avoir pris tous ses risques pour l’aider…. Aller, il est temps que tu y ailles, ne rendons pas ces adieux plus durs qu’ils ne le sont déjà…

-Ne vous inquiétez pas monsieur. Rassura Thélos. Moi, Thélos Destiny Situm de la noble famille Situm, jure sur mon honneur de veiller, au péril de ma vie s’il le faut, sur le jeune Rougal Turkis, ici présent.

-Merci monsieur Situm. Le remercia le vieil homme en lui serrant la main. Qu’Arceus vous soit favorable.

     Monsieur Shardon serra une dernière fois l’enfant dans ses bras, avant de rentrer chez-lui, observant du coin de la fenêtre Rougal et Thélos s’en aller à jamais. N’arrivant point à retenir ses larmes, il resta debout ainsi un long moment, avant de retourner au chevet de sa femme.




-Et dire que monsieur Shardon m’appréciait à ce point… Murmura le capitaine Situm en contemplant les étoiles, toujours allongé dans l’ancien champ de fleurs. Jamais je ne l’aurais cru si on me l’avait dit auparavant… Et dire que mon rêve sera bientôt à portée de main… Père, tu serais fier de moi, j’en suis sûr !




-C’est sublime ! S’émerveilla Rougal devant une splendide nuit étoilée. Ne trouves-tu pas que les étoiles sont merveilleuses Thélos ?

-Si mon enfant, c’est un spectacle doux et apaisant dont je profite chaque nuit. Répondit le chasseur de monstres.

-Tu trouves aussi ? C’est génial de s’allonger dans l’herbe fraiche et de contempler les étoiles ! Sourit l’enfant.

     Cela faisait presqu’un an que l’enfant et le chasseur de monstres voyageaient ensemble, entre temps, ils avaient développé des liens presque semblables à ceux d’un père et d’un fils. Aussi, Rougal avait appris à maîtriser son côté bestiale et pouvait maintenant rester sous sa forme de Lougarogre pendant environ 2 heures, sans le moindre danger pour quiconque l’approcherait. Après ce délai, il avait du mal à réfréner ses instincts, mais avec l’entrainement rigoureux que lui faisait subir Thélos, il s’améliorait de jour en jour.

-Dit moi Rougal… S’exprima Thélos. As-tu un rêve ?

-Un rêve ? Demanda Rougal. Qu’es que c’est ?

-Un rêve… Commença Thélos. Est pour certains un but qu’ils se fixent et se jurent d’atteindre, ou bien une raison de vivre. Pour d’autres, il s’agit d’un espoir qu’ils nourrissent chaque jour un peu plus. Et enfin, pour certains il s’agit littéralement d’un mode de vie. Ainsi, certains dédient leurs vies entières à la réalisation de leurs rêves, d’autres sont prêts à sacrifier leurs vies pour qu’ils se réalisent, et certains meurent en essayant de les réaliser.

-Je vois… Compris l’enfant. Non, je n’ai malheureusement pas de rêve, et toi Thélos ?

-Un jour viendra ou tu en auras un mon enfant. Lui dit le chasseur de monstres. Pour en revenir à ta question, oui, j’en ai un.

-Qu’es que c’est ? Demanda Rougal, curieux.

-J’aimerais… Commença Situm. Créer un monde ou il n’y aurait plus de guerres, plus de maladies, plus de souffrances, et plus de crimes. Un monde ou tous seraient égaux et où personne n’aurait plus à souffrir comme toi ou les autres habitants de Sordemis.

-C’est… C’est magnifique ! Répondit le petit garçon âgé de neuf ans. Es que… Es que je peux partager ton rêve Thélos ?

-Bien sûr mon enfant, j’apprécierais beaucoup même. Répondit joyeusement Situm.

-Tu… Tu crois qu’il se réalisera un jour ? Demanda Rougal, pensif.

-Je ne sais pas… Répondit Thélos. Mais je l’espère, et puis, quel intérêt de savoir à l’avance s’il se réalisera ou non ? Il vaut mieux travailler dur pour qu’il se réalise, quel que soit le résultat, on ne sera pas déçus de cette façon, tu ne crois pas ?

-Si ! Acquiesça joyeusement Rougal.




-Ces moments passés avec Thélos… Pensa le capitaine. Resteront à jamais gravés dans ma mémoire comme les plus beaux moments de ma vie, si seulement j’avais pu passer plus de temps avec lui…




-ATTENTION ! Hurla Rougal sous sa forme de Lougarogre à l’attention de Thélos.

     Cela faisait plus de onze ans que Rougal et Thélos parcouraient le royaume de Bang ensemble. Dans le monde des chasseurs de monstres, ils s’étaient faits une réputation à toutes épreuves, ils étaient le duo parfait, celui qui venait toujours à bout de n’importe quelle créature, quels que soient les difficultés. Ainsi, ils étaient maintenant aux prises avec un Shadder ce monstres très puissante et très rare avait la particularité d’être invisible à l’œil nu, toutefois, son corps entravait toujours la lumière, et produisait donc des ombres au sol, permettant ainsi de le repérer malgré son invisibilité.

-Ne t’inquiète pas ! Répondit Thélos en tranchant de justesse le tentacule du Shadder qui fonçait droit sur lui. C’était chaud.

-NON ! DERRIÈRE-TOI THÉLOS !!!! Hurla une seconde fois Rougal, lui aussi aux prises avec des tentacules.

     Malheureusement, Thélos ne put se retourner à temps pour éviter l’attaque et fut embroché au niveau du cœur, signant ainsi la fin de cet homme si brave et si fort qui était presque aussi connu que Vif Argent, le célèbre héros.

-Non…. C’est impossible…. Refusa de croire Rougal.

     Le Shadder, n’ayant plus qu’un seul ennemi à combattre concentra toutes ses attaques sur le jeune homme, l’encerclant. Au dernier moment, Rougal disparut sous terre pour sortir derrière le monstre invisible, hurlant à en devenir sourd :

- MEURT SALETÉ !!!!!

     Après une attaque Griffe Ombre chargée au maximum, le Shadder poussa un dernier cri d’agonie, avant de se taire à jamais. Plusieurs heures après, un enterrement fut organisé dans le petit village d’Edora, ses habitants étant les commanditaires de la dernière mission de Thélos.

-Ici, en ce jour bien triste…. Commença le prêtre chargé de l’enterrement. Nous sommes venus honorer une dernière fois cet homme si bon, qui a dédié sa vie à l’élimination des monstres dangereux qui peuplent le royaume de Bang. Jamais nous n’oublierons avec quelle dextérité et bravoure, il éliminait ces menaces. Et aujourd’hui, nous saluons donc une dernière fois le courage de cet homme. Jamais nous ne t’oublierons, Thélos Destiny Situm. Qu’Arceus te garde.

     Plusieurs heures après l’enterrement, Rougal se tenait toujours devant la tombe de Thélos un bouquet de fleurs en mains. Cet homme avait fait pour lui tant de choses, et il s’en voulait de n’avoir pu le sauver, ainsi, il séchait difficilement ses larmes et avait beaucoup de mal à réaliser que cet homme qu’il considérait comme son véritable père n’était plus.

-En dernier hommage à toi Thélos, que je considérais comme mon père… Dit-il devant la tombe en posant un bouquet d’orchidées qu’il avait cueilli un peu plus tôt. J’ai décidé de prendre ton nom. Désormais, je serais Rougal Turkis Situm. Je sais que je ne suis pas encore digne de porter le nom d’un héros comme toi… Mais un jour, je le serais, je t’en fais le serment ! Ou que tu sois père, j’espère que tu vas bien.





     Le capitaine Situm, ne pouvant retenir ses larmes, se releva et se mis en route vers la demeure de baron Ploten. Son esprit, toujours empli de bons souvenirs passés avec Thélos.

-Père… Pensa-t-il. Ou que tu sois, j’espère que tu me regardes et j’espère que tu es fier de moi… Ton rêve… Notre rêve… Est à portée de main, et je le réaliserais pour toi, quoi qu’il m’en coûte !


Sous la lumière blafarde de la lune , Je fais des promenades nocturnes , Entièrement vêtu de noir , Tu ne peux point me voir le soir , Dans l'ombre je me déplace , Rencontre moi et tu trépasse , Ma lame plus sombre que la nuit , Te tranchera avant que tu n'ais fui , Et avant même de sentir la douleur , La peur t'envahit et tu meurs , J'ai tellement tué , Que plus personne n'ose m'approcher , Pourtant quand le jour s'es levé , On ne peut que me contempler , Pourquoi me demanderez-vous , Car retenue par mon cou , Une épée de cristal , Émet une lueur bel et bien fatale , Toi comme les gens du jour , Me souhaitez le bonjour ,Toi comme les gens du soir , M'appelez L'Épéiste Noir.
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Re: Moonless Chronicles

le Mar 16 Aoû - 23:27
- Bonjour/Bonsoir, vous l'aurez probablement remarqué, je n'ai pas posté le chapitre d'aujourd'hui. En ce moment je suis un peu comme qui dirait en panne d'inspiration et j'ai quelques problèmes pour me motiver sérieusement dans le but d'écrire, il est évident que si je me force à écrire le chapitre ne sera pas aussi passionnant que d'habitude. Aussi je me suis rendu compte que la rentrée approchait à grands pas, ce qui veut dire que je n'aurais pas forcément le temps d'écrire souvent pour l'histoire, et avouons-le, c'est plutôt problématique si l'on veut que l'histoire continue après le retour des cours. Ainsi, j'ai décidé de faire une pause dans la publication des chapitres, le temps d'en écrire quelques uns en avance, chose que je ne faisais pas avant et qui me laissera une plus grosse marge de manœuvre pour la rentrée, rassurez-vous, je devrais reprendre la publication dans deux ou trois semaines maximum. Aussi, je vous conseille activement de lire la fiction de Claerina si ce n'est déjà fait, c'est une bonne histoire dont je me suis inspiré de l'univers comme marqué plus haut, juste avant le prologue. J'espère que vous comprendrez mon choix et que vous ne m'en tiendrez pas trop rigueur. Passez une bonne journée/soirée.


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Re: Moonless Chronicles

le Dim 23 Oct - 20:20
Bonjour/Bonsoir, comme vous l'aurez remarqué je me suis très longuement absenté en raison d'un manque de temps, et pour la même raison, je n'ai pas eu le temps de beaucoup écrire pour cette fic non plus, mais ce n'est pas bien grave au vue de ce que j'ai décidé il y a quelques temps déjà: Je vais réécrire la fic. "Pourquoi?" Me demanderez vous, eh bien, en repent à quelques passages, je me suis rendu compte que quelques éléments paraissaient plutôt bâclés, je ne me suis pas assez étendu sur le village de Lunala, ses divers habitants, la routine des "Lunaliens" si je puis dire et surtout, les personnages. Je ne me suis pas assez attardé sur le personnage qui me représente, Massy Dissilight, son caractère est assez peu montré et son background est un peu... Léger au final je trouve, chose qu'une petite réécriture en m'attardant sur Lunala un peu plus longtemps résoudrait. Le personnage de Sophie quant à lui est assez bien décrit selon moi, mais il pourrait être meilleur, le personnage de Situm dont j'ai révélé son passé dans un chapitre spécial pourrait aussi être mieux, et je dois avouer que je regrette d'avoir posté ce chapitre spécial si tôt, il aurait pu attendre un peu plus et j'aurais pus le rendre bien meilleur, donc lui aussi sera réécris. Toujours au niveau des personnages, je ne citerait pas Karim qui est beaucoup trop récent dans la fic pour que vous ayez de réelles informations sur lui. Aussi comme je l'ai déjà cité, beaucoup de passages, après mûre réflexion, me semblent assez mauvais au final. Donc, je vais réécrire cette fic, en espérant que la nouvelle version vous plaira, je ne peux pas vous donner de dates exactes pour la sortie du premier chapitre, sous peine de vous décevoir si jamais je ne le poste pas à ce moment là. J'espère que vous comprenez mon choix, bonne journée/soirée.


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